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 Quand les échos du destin résonnent...

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Slorak
Roi Phoenix
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MessageSujet: Quand les échos du destin résonnent...   Ven 20 Aoû - 2:53

La traversé des prisons avait été d'une facilité déconcertante pour l'assassin. A vrai dire, le trajet était flou; Il ne l'avait pas vraiment vu passer, tant il était concentré sur sa mission. Son coeur battait a tout rompre. Pas même un troupeau d'étalon au galop, n'aurait atteint la moitié de cette vitesse. Cette constriction dans sa poitrine lui rappelait qu'il approchait de son but. Sa mission allait s'accomplir. Cette vengeance. Une vengeance longue de dix années. Dix années a vivre dans l'ombre, a tuer en secret, et agir dans la clandestinité. Dans son sillon Edelas l'avait suivit. Il ne pouvait garantir sa survie. D'ailleurs , pouvait il garantir sa propre survie ? Il n'en savait rien a vrai dire. Aveuglé par ce désir de vendetta, il avançait sans se soucier de quoi que ce soit. Il était sur ce balcon et poussa la porte.
Une porte vers la liberté...

La pièce dans laquelle il se trouvait ne lui importait pas grand chose. Il se contentait d'avancer, se remémorant les moindres recoin de ce chateau qui fut autrefois sa demeure. Une porte plus loin il se trouvait dans un long couloir, qui se finissait sur une double porte en acier. Face a la porte et tout le long du couloir, des hommes en armures, représentaient le dernier rempart entre lui et son père. Un combat d'échauffement avant l'ultime affrontement. Un combat a vingt contre un. Mais un combat qui restait bien plus qu'intéressant. Il fit un pas; Le temps son figea, son esprit, son coeur et son âme aussi. Les gardes ne bougèrent pas. L'un d'eux sortit alors du rang. Slorak allait il devoir combattre, ou ses hommes étaient ils a la hauteur de ses attentes. Le garde le fixa, lame a la main, et après une jeux de domination du regard, il ôta son casque. Slorak put reconnaitre les traits de l'un des meilleurs assassins du royaume. Guillaume de Beaujeux était donc là. Alors que les deux assassins avancèrent l'un vers l'autre, les gardes en armure, pivotèrent vers le monarque déchu et dégainèrent leur lame. Ils avaient réussis.

Je ne pensais jamais que cette mission réussirai mon cher !

De Beaujeaux salua l'assassin d'une accolade fraternelle.

Il n'y a aucune mission trop difficile lorsqu'elle est réalisé par des hommes convaincus de l'importance de celle-ci.

Slorak afficha un sourire. Il lança un regard aux hommes en armure. Le plan était parfait. Tous des assassins aguerris. Ils avaient su prendre la place des hommes de la garde royale des semaines déjà avant l'interpellation prévu de leur chef. Le plan de l'assassin bien qu'instable et parfaitement dépendant de la réussite de chacun de ses hommes, avait aboutit.

Comment va la petite ?

Le Loup noir faisait référence a sa jeune aspirante, Elvira , qui devait agir pour les biens de la république d'Hecara durant l'absence de son homme de tête.

Elle est en quête de vengeance, et s'en sort plutôt bien ... de Beaujeux lança un regard par dessus l'épaule de l'assassin et ne put s'empêcher de remarquer la présence de la guérisseuse. Tu n'es pas venu seul ?

L'assassin sourit a son ami, et hôcha la tête. Il discutèrent un court instant de la marche a suivre, avant d'intervenir pour mettre a mort le Roi. Si son père savait que l'homme qu'il recherchait dans tout le royaume était a une pièce de lui, il aurait toutes les raisons de se faire un sang d'encre. Les deux hommes échangèrent encore leur point de vue, puis d'un signe de mains Slorak ordonna le rassemblement. Les hommes se mirent en cercle, épée en main, pointe sur le sol et baissèrent la tête. Ils entamèrent alors une prière guerrière. Un mélange de peur et d'excitation se lisait sur leur visage. ils étaient si proches du but. Le Loup Noir prit la parole.

Mes frères, alors que l'armée Royale se prépare a marcher sur notre cité, nous n'avons ni le droit a l'erreur, ni a la défaite. Le tyran doit mourir, coute que coute, et je n'ai pas a vous rappeler que votre vie n'est pas plus importante que notre mission. je ne peux vous non plus garantir que vous sortirez vivant de cette pièce. Mais nous sortirons victorieux. Mort ou vif, le Roi sera mort dans quelques minutes...

Après une décennie, quelques minutes n'était pas grand chose...

En silence ils se séparèrent et approuvèrent par une phrase commune, leur devise, "Honneur et fidélité " résonna une ultime fois. L'assassin laissa sa capuche tomber sur son épaules. Il se préparait a être roi, et entendait bien montrer a son père qu'il venait chercher ce qui lui revenait de droit. Ils s'engagèrent sur les sentiers de la perdition conscient qu'ils pouvaient tous périr ici. Les soldats du futur roi, s'équipèrent tous de leur arbalète. Posant ses mains sur la lourde porte, il inspira. Les paroles de son père résonnèrent une fois encore dans sa tête. Quand a toi qui n'est que mon regrettable rejeton, ne t'attends plus a espérer régner un jour. Ce sera ton frère qui prendra ma place a ma mort. Un frisson de dégout parcouru l'échine de l'homme. Il ferma les yeux et tirant de toutes ses forces, il ouvrit les lourdes portes.

Au début la foule ne fit même pas attention a eux. Ils avancèrent fièrement. Ce fut lorsque les premiers traits d'arbalètes sifflèrent sur les quelques gardes en faction que le chaos s'installa. Impassible Slorak avançait vers le trône. Il ne pouvait voir le visage de son père, mais il jubilait déjà a l'idée de le savoir marqué par la terreur. Il leva le bras pour ordonner l'arrêt. Sa colonne s'immobilisa a mesure que la garde se plaçait devant le Roi. A la tête de ces hommes il pu reconnaitre un ami d'enfance a lui. Un Certain Ludwig, qui avait choisit l'armée plutôt que l'académie magique, ou il aurait pu mettre a profit ses talents de guérisseur. Son destin était scellé. Slorak allait prendre sa vie, sans même un seul remord. Sans aucune hésitation. Tout comme il le ferait avec son père. Il sentait l'agitation. Le silence avait gagné la salle du trône. La surprise était parfaite.Ses hommes étaient placé en "V" derrière lui, lame a la main, et prêt a en découdre.

Abattez les tous !

La voix de l'assassin allait de paire avec le geste qu'il avait fait en direction des quinze hommes de la garde personnelle de son père. Une charge sans précédents s'en suivit. Dans un fracas métallique, et un requiem de hurlements guerriers, les hommes s'affrontèrent. La masse d'assassin paya un lourd tribus face a la dévotion de ces hommes qui protègeraient le Roi a tout prix. Dans cette optique l'assassin compris immédiatement que ce combat ne cesserait qu'après l'annihilation total de l'une des deux formations. Engagea le combat auprès de ses hommes, il tailla, trancha, décapita, et frappa tout les soldats qui se dressèrent face a lui. La violence de combat ne laissait que du sang, et des chairs entaillées derrière lui. En quelque minutes, alors que Slorak donnait le coup de grâce a son dernier adversaire, le combat pris fin, et le bilan était catastrophique. Il ne restait plus que lui, Edelas, et le Roi de vivant. Les nobles, qui passaient leur temps a courtiser le Roi étaient resté figé par cette scène d'une violence inouïe. En silence l'assassin avança, mais une main attrapa sa jambe. Son regard se posa au sol, et se fut avec un peine non dissimulé, qu'il reconnu son ami de toujours, Guillaume de Beaujeux, agonisant au milieu de cette marrée sanglante.

Ce fut un honneur de servir a tes côtés. Une quinte de toux laissa s'échapper un filet de sang de sa bouche. Mourir pour notre cause, et pour toi, mon Roi, est une fierté dont je me souviendrais dans l'autre monde... Slorak s'accorda un moment de répit avant de continuer. Il s'accroupit, attrapa la main de son ami, lui accorda un sourire plein de gratitude. Tout l'honneur est pour moi. Je n'aurai jamais pu espérer combattre avec des hommes de ta valeur. Vous serez tous honoré par la victoire. Il regarda l'homme rendre son dernier soupir. Va en paix mon frère !L'assassin se leva et se rendit face au trône en hurlant, lame en main, et rage au coeur.

PEEEEEEEEEEERE !

Il grimpa les marches, sous le regard terrorisé du vieillard, qui n'était plus que l'ombre d'un roi. Il l'attrapa par les cheveux, et alors que celui-ci murmurait un "pitié" l'assassin le jeta a même le sol en contrebas des petites marches.

Avez vous eu de la pitié, lorsque vous avez ordonné la mort des malheureux qui ne pouvaient plus payer d'impôts ? Avez vous eu de la pitié en envoyant votre propre sang s'exiler ? En avez vous eu lorsque vous avez condamné a mort mes frères ?

L'assassin regarda alors la foule qui se figeait face a lui; Il n'avait jamais supporté ces êtres ignare et inutiles. Son oeil s'illumina. Sa voix gronda.

MOURREZ !

Foudroyé par cette violente douleur, il posa un genoux au sol, en hurlant. Couvert par cette plainte puissante, les nobles ramassèrent en silence épées et couteaux au milieu du charnier, seul témoin du terrible combat qui s'était déroulé ici, et mirent tous fin a leur vie. Une scène d'une violence ultime. Le silence gagna la salle, seul l'écho de la mort et son souffle glacial se faisait entendre. L'assassin exalta. Il y était parvenu. Dix années de luttes allait se terminer ici. Il se redressa, le visage sali de sang séché, mêlé a sa sueur. Il avançait en haletant jusqu'a son père qui tentait de s'enfuir en rampant sur le dos. D'un pas lent et effrayant, Slorak le fixait, silencieusement, il cherchait a se souvenir de bons moments passé avec son père. Aussi loin que sa mémoire lui permettait de remonter, il n'en vit aucun. Il n'aurait aucune remords a faire ce qu'il allait faire.
Le fils se dressait face au père...

Vois donc le résultat de ton oisiveté et de ton égocentrisme !

Il posa la pointe de sa lame sur le coeur du Roi, qui s'immobilisa immédiatement. ses yeux refoulé toute la panique de son âme, mais son visage laissait transparaitre la haine qu'il vouait a son fils.

tu ne t'en sortira jamais vivant, tant que ton frère, ma seule réussite ! Sera vivant.

L'assassin ricana.

Ton avis m'importe peu, je suis le nouveau souverain de ce royaume et j'entends bien le diriger a ma façon. Mais qu'es ce que cela peu t'importer ? Tu ne sera même plus vivant pour le voir. je ferais brulé tout tes portraits. Tout les livres qui contiendrons ton nom seront brulé, et ta dépouille sera donné aux vautour d'Hecara. Tu tomberas dans l'oubli, et plus jamais personne ne prononcera ton nom...Ce nom que moi même j'ai banni de mon vocabulaire.

Ton monde va s'effondrer mon fils; Mes hommes vont marcher sur Hecara et ton règne ne sera qu' éphémère. Ta cité sera détruite, et tu ne sera plus que l'ombre de l'ombre que tu es déjà. Une lueur étrange et vicieuse anima le regard du Roi, qui malgré sa position ne perdait pas de sa fierté. Hadrian te fera tuer, et nous seront unis dans la mort...

L'assassin se pencha et étrangla son propre père. Les yeux du vieillard se révulsèrent et l'homme lâcha la pression. Slorak se pencha au dessus de son oreille.

Je n'ai pas l'intention de mourir dans les prochains jours. Tu seras déjà devenu le jouer des démons lorsque j'arriverai dans le royaume des morts.

L'assassin se leva, et tourna le dos a son père. Il fit un pas en avant, et fixa le trône. Il allait enfin pouvoir commencer son règne. Son père se leva, et Slorak ordonna a Edelas.

Nous allons le prendre avec nous. Nous repartons pour Hecara. Il est notre otage...

Cette manœuvre était destiné a faire baisser la garde de son père, ce qui fit mouche. Une seconde plus tard, Ecarlate avait pourfendu les entrailles du Roi. L'assassin s'était avancé, enfonçant sa fidèle alliée jusqu'a sa garde, afin de coller sa bouche contre l'oreille de son père. Il lui offrit une dernière étreinte. Une étreinte fatale. Un dernier contact. Un cadeau d'adieu. Ses paroles furent les pires qu'un père puisse entendre de la part de son fils.

Grace a toi père ! Je sais maintenant a qui je ne veux pas ressembler...

Slorak retira la lame d'un geste vif, et regarda le corps du tyran s'effondrer a même le sol. Il avait réussi. Son père était mort. La victoire était sienne. Il emboita le pas vers le trône ou il s'installa. Il prit une profonde inspiration et invita d'un geste de la main l'elfe a s'approcher de lui.

Le Roi est mort....Vive le Roi !

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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mar 24 Aoû - 1:55

Edelas n'avait pas réagit, aucune émotion, rien, juste un regard calme posé sur la scène qui venait de se jouer. L'elfe avait attendu que cela arrive, mais elle ne pensait pas en être si proche, jamais au grand jamais, elle pensait encore moins accompagner l'assassin du roi et pourtant, tout deux était présent, dans le palet, devant la fin d'un homme qui n'avait pas mérité sa place.

*Je vous avais dis que cela vous arriverais, je vous avais prévenu, tous...vous apprendrez à écouter l'avenir à présent. Vous ne ferez jamais la même erreur. Mais..est-ce vraiment réglé ? Ou alors le début de bien pire.*

La salle semblait silencieuse pour il y avait en même temps tellement de bruit, tellement d'agitation, la mort avait offert un silence lourd, une ambiance particulière.
L'elfe avança vers Slorak, le regard se décrochant enfin du corps du vieil homme pour se poser doucement sur le Loup noir. L'elfe avança et enjamba le corps inerte du roi, lorsqu'elle était arrivée devant le trône, un sourire presque naturel sur le visage et en même temps, quelques choses n'allait pas.

-Oui, vive la fin du roi. Vous avez votre vengeance, votre victoire, mais malheureusement c'est loin d'être fini je pense, la tranquillité n'existe pas lorsque l'on se montre en publique, je l'ai vite compris Sieur Slorak.

La femme pencha un peu la tête, regardant toujours l'humain, comme avec inquiétude, une sensation très désagréable, qu'elle ne connaissait plus depuis des années, elle était si loin de tout, loin des gens, prendre quelqu'un en compte était une utopie pour cette statut de marbre blanc. Elle s'était attachée à un humain, un simple humain qui lui avait rendu un sourire après tant de temps. L'elfe détourna le regard de l'assassin, réfléchissant un instant.
Peut-être trop attachée.

-A présent, comment cela va ce passer ? Que je sache comment calculer le temps restant ou si il en reste beaucoup. Je n'aime pas les erreurs dans mon temps..même si elles sont très présentes ces derniers jours.

Edelas fixa Slorak, se demandant si elle n'aurait pas mieux fait que de mourir en cellule, un regret amère qu'elle avait peut-être tord de garder, mais c'était plus fort qu'elle. L'elfe observa l'humain et en attendant sa réponse elle pensa à la soirée qu'elle avait vécue avec peu de temps avant, ce n'était sans doute point le moment ou alors bien au contraire mettre fin à une question avec la fin du roi. Qui sait ? Elle garda le silence, ne lui demandant rien de plus, laissant ses idées en elle, c'était bien mieux ainsi, pour elle, pour lui, pour tout le monde.

*Vivement mon retour à Le forêt de Gwinhen, plus de questions inutiles et futiles ! Je sera là où est ma place.*


Dernière édition par Edelas Âme-Sang le Mar 24 Aoû - 12:08, édité 4 fois
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Enora Abd al-Krim
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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mar 24 Aoû - 9:47


    Venant des rues d'Elbereth

    Les images qui défilaient devant mes yeux furent floues et mal ordonnées. J’avais plus ou moins repris conscience alors que mes pieds glissaient sur les pavés froids de la ville. J’étais donc portée et menée dans l’endroit où je ne voulais absolument pas aller, mais mon impulsivité avait prit le dessus, négligeant ma sécurité et sûrement celle d’Elvira. Ma tête lourde se remplissait peu à peu des derniers souvenirs que j’avais de cette soirée mémorable : je me revoyais arrêtée par les gardes et ordonner à la fillette de fuir. Les soldats qui me portaient, chacun par un bras, me conduisaient d’un pas rapide vers le palais impérial. Même si je ne connaissais pas la ville, je pouvais bien me douter qu’il me conduisait aux pieds du roi. J’avais failli à sa mission il y a quatre ans, et je me doutais fortement du sort qu’il réserverait au Dragon Noir qui n’avait pas tué son fils. Je comprenais que mes chances de survie devenaient de plus en plus faibles au fur et à mesure qu’on se dirigeait vers l’énorme bâtisse. La douleur dans ma tête me rappelait chaque instant où j’avais douté de cette mission, et le nombre de fois où je m’étais dit que c’était du suicide. Et pourtant, j’étais là, coincée entre deux gardes royaux qui me conduisaient à mon bourreau. Je pensais alors à Kaveh, je ne savais absolument pas où il se trouvait et son absence me rendait davantage vulnérable. Peut-être que lui serait mon miracle…

    Je sentis l’air plus frais sur mon visage douloureux, malgré mon état à moitié somnolent. Ma tête me semblait lourde et je n’arrivais pas à la relever pour voir où nous étions, mais je sentais que nous venions de pénétrer dans le palais impérial. Le souvenir de ma venue il y a dix ans me revint en mémoire. Dix années que je n’avais pas foulé ce sol froid et ressenti une atmosphère aussi lourde et angoissante. Oui, j’étais bien dans la demeure royale. Il y régnait un silence sanglant dont j’étais la seule à me préoccuper. Les couloirs étaient vides, et je me demandais si on n’allait pas plutôt me mettre en prison immédiatement. Mon cœur commençait à battre de plus en plus rapidement, entraîné par une angoisse déplaisante. J’entendais de vagues paroles, toutes aussi floues que l’image des escaliers qui défilaient devant mes yeux. Je savais qu’il n’y aurait pas de miracle, mais de là à finir devant une pourriture de roi, hors de mon propre royaume. Pourtant, au fond de moi, je savais que j’étais la protégée de Farhaad, l’empereur de mon pays, et s’il existait déjà des tensions entre Kleryana et Ilinsah, mon exécution n’arrangerait rien. Enfin, c’était ce que j’espérais.

    Mes pensées avaient occupées mon esprit et je n’avais pas remarqué que nous étions arrêtés devant une grande porte. Un garde s’avança vers moi et me releva la tête en soulevant mon menton : « On va bien voir ce que le roi va faire de toi, mais je ne donne pas cher de ta peau ! » Je lui adressais un sourire en coin et lui cracha au visage. Sa réponse fut une gifle que je reçu de plein fouet, et sur ma joue déjà douloureuse. Il se gonfla d’orgueil pour mieux lécher les bottes du roi, et me tourna le dos pour ouvrir la porte. Nous entrâmes en rang comme si c’était une cérémonie solennelle, et le même garde prit la parole : « Sir, voici la traitresse de la couronne, celle qui n’a pas tué… » Pendant qu’il parlait, les autres me jetèrent au sol, face contre terre. Je sentis le froid de la pierre, mais ma main droite effleurait quelque chose de liquide, tout aussi froid. J’ouvrais les yeux pour apercevoir un noble, couché sur le ventre qui me regardait froidement. Je clignais des yeux plusieurs fois pour retrouver ma vision nette, et étouffais un cri lorsque je réalisais que cet homme était mort et que ma main baignait dans son sang. Je me ressaisissais, et me relevais brusquement, tandis que les gardes qui m’avaient amenés tombaient un à un au sol, mort. Je regardais partout autour de moi et m’aperçus que j’étais debout au milieu d’une pièce remplis de cadavres. Hommes, femmes, tous apparemment de sans noble avaient perdus la vie sans exception. Le sang s’écoulait de leurs blessures, encore chaud, tandis que son odeur régnait dans l’atmosphère. Je fus prise d’une légère nausée. J’étais habituée à cette odeur, mais pas avec autant de morts. Même le goût de sang que j’avais en bouche à cause du coup reçu dans la lèvre, ne me dégoutait pas autant. Et le silence, si imposant rendait davantage la scène impressionnante, que je n’osais faire un geste, un bruit. Mes yeux continuèrent leur ascension pour se terminer sur le trône. Ce que j’y vis failli me faire défaillir et mon cœur sembla s’arrêter un instant. Il était là, debout devant ces cadavres avec un sourie mauvais. Celui que je cherchais depuis trois jours, celui pour qui j’avais parcouru une bonne partie de Kleryana : Slorak se tenait à quelques mètres de moi et pourtant, je ne le reconnaissais pas. Je savais que c’était lui : il avait dans ses yeux émeraudes, le même éclat lorsque nous nous étions rencontrés, et je pouvais reconnaître la même aura de vengeance qu’il émanait il y a quatre années. Cependant, il n’avait plus rien de l’homme que j’avais connus. Ses traits, plus graves, n’étaient pas usés par le temps, mais usés par un long chemin qui l’avait mené à cette vengeance. Je n’arrivais pas à bouger, ni même à prononcer le moindre mot. Je restais captivée par ce regard si froid dans lequel j’avais auparavant réussi à me voir. Mais quatre ans s’étaient passés, et plus rien n’était comme avant.

    Mon cœur se remit à battre, mais plus vite qu’à l’ordinaire, tandis que je reprenais conscience de ce qu’il y avait autour de moi. La douleur de ma tête se confondait avec mes pensées, et je fus vite incapable d’émettre la moindre théorie. Mes yeux se posèrent ensuite sur la femme qui se tenait à côté de Slorak. Une elfe apparemment, d’une grande beauté. J’aurai pu lui adresser un sourire ou un mot, mais rien, rien ne se produisit, et je restais muette dans mon attitude immobile. En fait, je ne savais absolument pas quoi faire. Nessa m’avait ordonnée de le retrouver, ce qui était fait. Mais ensuite, je ne savais pas ce que je devais faire. Je restais là, immobile à fixer celui qui s’était levé contre la couronne.
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Slorak
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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mer 25 Aoû - 4:10

Il l'avait fait. Il était roi ! Il s'asseyait sur le trône, tout en asseyant son autorité sur les terres de feu son père. Il ne lui resterait plus qu'a mettre un terme a la vie de son frère. Et il aurait terminé son oeuvre. Sa mission sacré. Son devoir d'homme, comme nommait Jaoven ce destin tortueux. Il posa son coude droit sur l'accoudoir, et porta sa main sur son visage. Son oeil brillait de cet eclat dont il n'arrivait a se défaire. Qu'importe ! Il était là, un air de dédain sur le visage, souriant presque d'un air sadique, face au bain de sang devant lui. A présent il savait qu'il devait se montrer digne de sa place et que pour lui, la seule façon toléré de tuer sera sur les champ de bataille. Le proverbe était clair " On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu. " Deviendrait il un Dieu ? Pourra-t-il un jour juger les hérétiques et ceux qui oeuvre contre le bien de son monde ? Un rire de folie surgit du tréfonds de ses entrailles. Il observa l'elfe qui lui parlait. Il était dans un tel état d'exaltation, qu'il n'écouta même pas en entiers les dires de l'elfe. Pour lui, rien n'avait d'importance, car il ne devais plus être vivant en théorie. Il était perturbé par ce revirement de situation.

Je déclare officiellement le royaume des elfes, libre de sa servitude. Les choix de mon père, ne sont pas ma volonté.

Il frappa dans ses mains.

Coursier ! faîtes parvenir ce message au Elfes. Ils sont libres...

Un silence semblable aux pas de la faucheuse furent sa seule réponse. Cela confirmait bien ce qu'il pensait. Tout était a refaire. Il avait détruit un monde, a lui d'en recréer un autre. Il s'approcha d'Edelas. Il prit lentement sa main, et la tira doucement vers elle. L'homme au dix mille visages, comme il fut un temps nommé, était aussi un homme un femme. Un constat qui ne lui déplaisait pas. Il enlaça doucement l'elfe, et approchant ses lèvres de son oreille, il lui murmura d'un voix douce.

Rien n'est terminé, ce que le début, de choses encore pire....Mais il y a de tellement belles choses, en ce bas monde, que rien ne m'empêchera de poursuivre ma mission.

Il desserra son étreinte, afin de se trouver face a face avec l'elfe. Il approcha doucement son visage du sien, leur lèvres étaient si proches, il sentait son souffle. Une sensation étrangère, le traversa de la tête au pied. Etait-ce ca le bonheur ? Une notion trop longtemps laissé dans l'ombre a son gout. Une notion qu'il fut forcé d'oublier pour en arrivé a là ou il était a ce jour. Alors que leurs lèvres allaient se toucher, l'assassin recula rapidement et porta sa main sur son fourreau. Des bruits de pas...Quelqu'un approchait. Il regagna son trône et assis en Roi il regarda les gardes qui entrèrent et jetèrent a même le sol le corps d'une femme. Un cadavre de plus ? Qu'es ce que cela pouvait lui faire. Il ne savait combien de temps sa supercherie tiendrais. Cela l'amusait. Il sourit. Les garde engagèrent le dialogue, mais Slorak se leva. Il se dressait face a eux, avec un dégout prononcé sur le visage. Sa voix était calme. Ses gestes étaient surs. Il avait l'étoffe d'un Roi.

Moi ! Slorak Vi Kleryana, je vous ordonne de vos prosterner face a moi !

Alors que les hommes s'agenouillèrent immobile, Slorak sentait cette violente douleur, qui consumait son âme, le torturer a mesure que son pouvoir avait un effet sur l'esprit des hommes. Tout en avançant, il dégaina Ecarlate et d'une attaque verticale, de bas en haut, il fendit le visage d'un homme au nez déjà ensanglanté. Autre preuve de sa puissance. Les autre ne bougèrent pas. Il entama une danse mortelle, ou dans ses gestes il semait la mort. Il regagna son trône, cinq âmes de plus a son actif. A ce rythme la, il deviendrait un conquérant bien plus rapidement que ce qu'il pouvait espérer. Ce fut alors que l'impossible se produisit. Face a lui, au milieu de nué de corps inertes, une femme se leva. Une noble ? Impossible, tous avait perdu la vie. Qui était cette femme qui n'avait pas trouvé le repos éternel ? Puis ses souvenirs s'activèrent ! Non ca ne pouvait être elle. Elle ne pouvait pas se trouver ici, ni maintenant. L'assassin secoua sa tête, pour chasser cette illusion de son esprit....Mais elle était bien là.

Cela faisait bien longtemps, Assassin !

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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mer 25 Aoû - 6:55

Qui était-il ? Pourquoi se comporter ainsi après un tel acte en vers le roi ? Les nerfs laisse place à l'euphorie ? A la détende ? Il était dans un tout autre monde, son monde, la où pour lui une phase allait changer. Libre, alors que pour elle cela ne changerait en vérité, rien.

Lorsqu'il s'approcha de Edelas, qu'elle la toucha, l'elfe eu presque une impression de mal aise, frissons, gêne, elle en aurait rougit si cela aurait duré trop. Ils étaient proches, il ne manquait presque rien, un pas, même pas. Le regard de l'elfe fut un brin effacé, l'air troublée, un temps de faiblesse qui est trop rare. La demoiselle aurait presque envie qu'il franchisse se pas qui s'effrita au moment où il s'écarta posant son regard ailleurs, son attention ailleurs.

*Si près du but pourtant, navrant. Le destin à choisi pour moi.*


Elle regarda l'homme tuer le reste des hommes, sans même ressentir un regret, ni lui, ni elle même.
Edelas soupira discrètement et s'assit sur l'un des accoudoirs du trône, toisant la femme qui venait d'apparaitre. Elle l'observa longuement, sans dire un mot, laissant Slorak parler avec elle, il semblait la connaitre, une amie ? Une allié ? Un Ennemi ? Elle n'en savait rien et s'en moqua. La femme retrouva son contrôle, son froid, ne pensant plus à autre chose que le temps, elle regarda Slorak une dernière fois puis la femme et se leva d'un petit saut souple et s'éloigna de l'humain, enjambant les cadavres sauf celui du roi défunt sur le quel elle marcha, riant presque.
Elle avait sa vengeance.

L'elfe regarda l'assassin qui avait fait son arrivée et passa non loin, jetant un regard froid à Slorak inclinant la tête, partant par là où elle était arrivée.

-Bonne chance sieur Slorak, pour votre nouvelle destinée, la croix de l'église sera toujours là pour vous, ne l'oubliez jamais. Adieu dans le pire des cas, j'ai été charmée de vous rencontrer, bonne conversation qui plus est.

Elle fini par ignorer même les corps au sol marchant sur les un après les autres, décidée à retrouver son demeure pendant qu'elle avait la tête froide ou presque, il était peut-être déjà trop tard.

*Je n'ai jamais assez de temps, jamais et je n'en n'aurais jamais...*

L'elfe leva une main rajoutant d'une voix plutôt puissante.

-Ah ! Et n'oubliez pas le bijou que je vous ai confié à Hecara, il est précieux et j'ai toujours eu horreur que l'on perde un cadeau.

Edelas ria un peu s'effaçant de plus en plus du décors sans un bruit de plus, son ricanement raisonnant alors que aucun pas ne se laissait entendre.
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Enora Abd al-Krim
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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mer 25 Aoû - 8:12


    Je le regardais, toujours aussi captivée par son aura, et ses yeux. Ces deux émeraudes que je n'avais jamais oublié. Il était là, à quelques mètres de moi et je pu percevoir la surprise sur son visage. Comment aurait-il pu se douter que je me retrouve au même endroit que lui, à cet instant morbide ? Nessa ne l'avait donc pas prévenu, ayant certainement une bonne raison à cela. « Cela faisait bien longtemps, Assassin ! ». Sa voix, sombre, dénuée de tout sentiment s'infiltra dans mon esprit à nouveau. Quatre ans était bien long, en effet.

    L'elfe bougea, s'approchant de nous mais pour s'éloigner. Je n'écoutais que d'une oreille ce qu'elle disait, ne me sentant pas concernée par ses mots. Je continuais de fixer Slorak, toujours coincée dans mon mutisme dénué de sens. Puis nous nous retrouvâmes seuls, au milieu de dizaine de cadavres. Je n'aimais pas être là, je n'aimais pas cet endroit et je pouvais sentir que quelque chose de bien plus puissant allait nous tomber dessus. L'assassin le savait-il ? D'après ce que j'avais pu voir, il semblait complètement perdu dans sa propre folie. Du sang coulait de main, mais pas le mien, celui de sa vengeance qui tombait goutte par goutte au sol. Cet endroit me paraissait froid, glacial à tout sentiment et tout envie de vivre. Et au milieu de tout cela, je n'étais absolument pas à ma place.

    J'aurai voulu faire un pas en avant, me rapprocher de lui, mais je restais immobile comme bloquée dans la pierre. Je vis dans ses yeux une lueur étrange, celle dont Nessa m'avait dit de me méfier. Mon réflexe fut de baisser mon regard, qui se promena alors sur ce bain de sang. Il était temps que je parle. « Je... » La douleur à ma lèvre me fit sursauter. Je posais le dos de ma main gauche sur ma plaie pour voir que je saignais toujours. Il fallait que je passa au-dessus de cela et poursuivis mes paroles : « Je suis ici sous les ordres de Nessa. J'ignore la vraie raison de ma venue à Elbereth; la seule mission qu'elle m'ait donné était de te retrouver. » Et de tout faire pour qu'il reste en vie. Je ne voulais pas lui dire cela, sachant comment il réagirait, poussé par ce sentiment de grandeur. Je savais que cela n'allait pas durer et que rapidement les portes s'ouvriraient pour laisser entrer l'armée et le prince Hadrian.

    Je devais me ressaisir, et affronter ce regard; je levais donc les yeux et luttais contre le pouvoir de Slorak. J'étais une battante, j'avais des responsabilités et il était hors de question que je me laisse abattre par la situation. Mon éternelle assurance s'empara à nouveau de moi et ma voix n'était plus tremblante lorsque j'ouvris une deuxième fois la bouche. « Mais qu'est-ce que c'est tout cela Slorak ? Je savais que tu rêvais de vengeance, mais de là à tuer tout les nobles de ce royaume et... » Un costume plus riche attira mon regard derrière l'assassin. J'avançais dans cette direction, et me retrouvais debout devant le corps du roi. Sans vie. Ce n'était pas vraiment la panique qui s'empara de moi, mais l'appréhension, car si on nous trouvait dans cette pièce, nous étions mort sans pouvoir plaider une quelconque défense. « Tu as tué ton père ?! Je ne dis pas que cela ma déplait, au moins je ne crains plus de me trouver face à lui. Je dirai même que je n'ai plus de dette. » Je levais les yeux vers l'assassin, est-ce qu'il savait que j'avais été payé par son père pour le tuer. Je préférais m'éloigner du sujet. Je m'approchais de Slorak sans autant être trop près de lui. Je voulais tenter de le résonner, de lui faire entendre raison. « Mais réagis Slorak ! Que va-t-il se passer maintenant ? Tu crois qu'en tuant ton père dans l'ombre, tu aurais sa place ?! Hadrian est en vie, et il a les meilleurs soldats de tout le royaume sous sa botte. Je comprends ton envie de vengeance et... » Devais-je lui dire que j'étais prête à le suivre ? Ce n'était pas mes affaires, je n'étais pas liée à ce royaume, et pourtant, je savais que dorénavant, j'étais coincée dans un secret, une affaire d'Etat qui me dépassait. Je me calmais, mais j'étais toujours aussi inquiète de comment les choses allaient se passer. « Que vas-tu faire maintenant ? »
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Slorak
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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Mer 25 Aoû - 9:04

Qu'allait il faire ? Cela était une question pertinente. Beaucoup aurait paniqué. Mais lui ne tremblait pas. Sa main était toujours fiable, peu importe la situation. Son regard puissant et sa volonté d'acier, faisait de lui, l'assassin qu'il était. Inflexible, seul sa propre mort pouvait le détourner de sa mission. A vrai dire sa vie toute entière était rythmé par le fracas des épées, les cris d'agonie et l'odeur acre du sang, a tel point qu'il ne sentait même pas le sang qui coulait sur sa main. Le sang de la victoire. Il esquissa un sourire rapidement balayé. Qu'y avait il ? qui pouvait bien arriver. Il reconnaissait cette odeur. Il était donc là. Un second sourire, plein de vice par contre. La journée allait être plus intéressante que ce qu'il pouvait imaginer.

Ce que je vais faire ?

Lentement il apposa ses mains sur ses genoux et prit un appui pour se relever. Une fois en station verticale, il regarda la lourde porte. Lorsqu'elle s'ouvrirait, son destin serait scellé. Il se sépara de sa tunique de prince, la jetant sur le cadavre de "l'oppresseur de tout les peuples"

Je vais faire la seule chose pour laquelle j'excelle. Je vais me battre. je vais mettre a mort tout ceux qui se dresseront sur le règne de la justice. Je donnerai jusqu'a la dernière goutte de mon sang pour le bien de ce royaume, tout comme l'on fait les Rois guerriers qui ont bâti ce monde.

Il s'empara de la veste d'un noble trainant a même le sol. Il déchira la manche, posa le tissu sur son visage en travers de son oeil droit, obstruant tout risque d'utiliser par mégarde son pouvoir, jusqu'a ce que le problème soit résolu. Il le noua derrière sa tête. Après ce pansement de fortune, il s'empara de sa lame, dégainée sans pudeur et s'avança au près d'Enora. Il la fixa de son oeil unique. Aucune émotion ne transparaissait sur ses traits, et son coeur n'en disait pas plus. Il n'était plus qu'en quête d'une seule chose. Combattre. Combattre pour trouver le repos éternel.

Je suis le Roi a présent, et je n'ai pas besoin de noble corrompu. Ils ont simplement eu ce qu'ils méritaient. Quand a celui que tu nomme mon père, il n'est plus, et cela ne me fait ni chaud, ni froid. Sa vie n'était qu'un point sur l'échiquier de mon projet.

Il s'engagea vers la porte, se trouvant dans le dos d'Enora. Sans même daigner la regarder, il s'adressa a elle par dessus son épaule.

A présent, je te conseil de partir au plus vite. Les sbires du prince Hadrian vont arriver. Je m'en vais pour Hecara, une bataille face aux " meilleurs soldat " sous la botte de mon frère m'attends. Je suis impatient de vérifier si leur réputation est la hauteur de leur nom.

Il ricana.

En voyant cela, mon frère, sera tellement furieux, qu'il enverra toute son armée sur Hecara. Mais puisque mes assassins ont agis comme prévu, les officiers les plus prestigieux sont mort. Alors qu'y a t'il de plus redoutable ?


Les lourdes porte s'entre-ouvrir.

Une armée de lions menée par une biche ? Ou une armée de biches menée par un lion ?

Lorsque la garde fit irruption dans la pièce, Slorak était déjà hors de leur vue. Ne pouvant se téléporter, il avait opté pour la disparition dans les limbes de l'obscurité, laissant Enora face a son destin. Il savait qu'elle s'en sortirai, il n'en doutait pas, mais pour lui, des projets trop importants devaient se réaliser avant qu'il puisse consacrer du temps a sa maitresse d'une nuit, qu'il n'avait jamais chassé de son esprit.

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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Jeu 26 Aoû - 8:55

Jeni dormait dans mes bras. Je déposais un tendre baiser sur son épaule, savourant ma victoire. Mais quelqu'un vint frapper à notre porte, me brisant de mon bonheur. Je fis attention de ne pas réveiller mon épouse et me levait pour ouvrir. Un garde se tenait devant moi, l'air gêné:

- Sir, excusez-moi de vous déranger, mais vous devez venir à la salle du trône.


Je souriais, puis me retournais vers Jeni qui dormais toujours à points fermés.

- Ecoute moi bien soldat, je n'irai nul part. Je suis avec ma nouvelle épouse et...

- Il s'agit de votre père, Sire.

Si ce soldat m'avait coupé la parole, c'est qu'il y avait une bonne raison. Je le regardais attentivement pour voir qu'il était sérieux et que l'affaire semblait urgente. Je soupirais et lui fit signe que j'allais le suivre, juste le temps d'enfiler une tunique, un pantalon et mes bottes. Je n'étais pas vraiment présentable, mais peu importe, je ne comptais pas passer des heures dans la salle du trône. Mon père devait encore avoir abusé du vin et avait demandé à me voir, une fois de plus pour me féliciter.
Je souriais à mesure qu'on avançait vers la salle de cérémonie, mais je déchantais lorsque je voyais les gardes, domestiques et autres l'air grave qui me regardait avec appréhension. Je commençais à comprendre qu'il se passait quelque chose d'anormal. J'accélérais le pas.

Puis ralentis quand je franchissais la grande porte de la salle du trône. Elle était remplie de cadavres qui n'étaient autre que les invités de mon mariage. Tous ces nobles avaient été tués. J'avançais doucement, évitant les corps tandis que mon regard balayait tout ce qu'il y avait autour de moi. Je rejoignis Killian, mon bras droit qui se tenait près du trône, devant un cadavre.

- Je suis désolé Hadrian.

Je baissais les yeux et vis le corps sans vie de mon père. J'avais dû mal à y croire, comme si je ne m'étais pas éveiller. Je sentis la présence de Jeni dans l'encadrement de la porte. Cependant, je me sentais seul au milieu de tout ce sang. La fureur et la rage montèrent en moi, amplifiée par la colère lorsque je vis les cadavres des hommes de mon frère. Je réalisais alors que j'étais roi, nommé légitimement par le testament de mon père. J'étais roi et avais enfin les pleins pouvoirs. Et mon premier rôle était de débarrasser Kleryana de mon frère et de ses hommes. J'élevais la voix, soutenue par ma haine à l'égard de Slorak. Je voulais que tous entendent la voix de leur nouveau roi et non de cet usurpateur. Il était parti, il m'avait cédé sa place et je comptais bien la garder.

- Slorak ! Que tu sois maudit, que les enfers soient ton seul refuge !


Je me tournais vers Killian, tandis que mon pouvoir s'étendait sur toute l'assemblée de militaire qui se tenait là.

- Réunissez l'armée et brûler Hécara. Tuez tout ses habitants, hommes, femmes, enfants ! je ne veux aucun survivants, je veux que cette cité soit rayée de la carte ! ET RETROUVEZ MOI SLORAK !! Je le veux vivant pour le tuer de mes propres mains !!!


Tous acquiescèrent, unissant leur accord avec leur nouveau roi.



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MessageSujet: Re: Quand les échos du destin résonnent...   Ven 1 Oct - 9:07


Slorak : 14 xP


Création du sujet : 4/4
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Longueur : 2/2
Orthographe : 2/2



Edelas : 10 xP


Création du sujet : 0/4
Réponse : 3/3*2
Longueur : 2/2
Orthographe : 2/2




Enora : 10 xP


Création du sujet : 0/4
Réponse : 3/3*2
Longueur : 2/2
Orthographe : 2/2



Hadrian : 6 xP


Création du sujet : 0/4
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