AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
          

Partagez | 
 

 Arrivée au front. [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

▌Date d'inscription : 25/09/2010
▌Messages : 9


Feuille de personnage
Niveau: 1
Expérience :
40/63  (40/63)

MessageSujet: Arrivée au front. [Libre]   Sam 2 Oct - 10:38

Tout était noir et nauséabond autour de Faldrin... Et cela depuis environs cinq jours. Dans quel piège était-il tombé ? Il ne se souvenait que d'un soir à Elbereth où, tiraillé par la faim, il était entré dans un entrepôt de nourriture du port de la ville, qu'il avait trouvé un tonnelet de viande de biche séchée et à partir delà, plus rien ! Du noir et du vent ! Faldrin était furieux, il avait tenté de crier plusieurs fois mais personne n'était venu le secourir... Etait-il au Royaume des Ombres ? Il ne pouvait pas se permettre de passer devant le Jugement des Dieux, il avait mené une vie de mécréant et il se doutait qu'il allait finir au Royaume des Ténèbres. Non c'était pas possible ! Et puis, souvent de fois, il était balloté dans tous les sens, il était pris de mal de ventre et avait vomit plusieurs fois autour de lui, ce qui rajoutait une couche d'odeur fétide à l'air ambiant déjà irrespirable.
Mais depuis quelques heures il entendait des bruits, des bruits qu'il connaissait : les roues de carrioles dans la boue, le bruit de la foule... Ça y est, il savait... Il était devenu aveugle et déambulait dans les rues, bousculé, et piétiné par le peuple, terrifié par cette idée, il poussa un hurlement aiguë et strident aussi fort qu'il en était capable ! La force de ce cris était inversement proportionnel à sa taille de Korrigan, et alors l'agitation fut encore plus dense autour de lui.


- Hey, Ihonas ! Y'a l'tonneau qui gueule ! Attrape ta hache et ouvrons le !

Faldrin ne cessa pas de crier pour autant, quelqu'un armé d'une hache allait s'en prendre à lui, pauvre créature aveugle et sans défense, lorsque soudain, une douleur intense se fit sentir sur ses yeux, il essaya tant bien que mal de les ouvrir, et alors il comprit. La douleur était dû à la lumière du jour, un épais rayon lumineux l'éclairait, il vit alors qu'il était encore et ce depuis cinq jours dans le tonnelet de viandes, il avait été pris au piège pendant qu'il dormait, repu, dans le fût.
Soudainement il fut attrapé par le col de sa redingote par une puissante main poilue et élevé face à son ravisseur, ce qui lui permis de voir où il se trouvait.


- Qu'est-ce que tu fous-là toi ? T'es un voleur c'est ça ?! Gueula l'homme à la hache menaçante.

Faldrin sentait son cœur battre à tout rompre, il se trouvait dans une ville inconnue de ses yeux et un homme le menaçait... Il jeta des rapides coups d'œil autour de lui, et vit une petite ruelle étroite à quelques mètres de sa position, alors, le petit être se remit à crier et enfonça ses dents pointues dans la chair tendre du bras de l'Humain qui lâcha Faldrin et sautilla sur place en gémissant. Enfin à terre, le Korrigan ne se fit pas prier et prit la fuite vers la ruelle, en laissant le pauvre convoyeur dans la panade.
Après avoir couru une dizaine de minutes dans le dédale de rue de la citée, il s'arrêta entre deux cageots de légumes pour reprendre sa respiration et essayer de savoir où il se trouvait. En face de lui, à une distance de huit mètres environs, deux hommes armés parlaient :


- Le convois secret de ravitaillement d'Elbereth est arrivé en ville il y a un quart d'heure, sain et sauf, aucunes marchandises touchées, heureusement : on va en avoir besoin pour tenir le siège !

- Pour sûr ! Mais on va les avoir ces gredins d'Royalistes... Ils vont payés, et très cher, crois moi
!

Faldrin était abasourdit... Il se trouvait donc à Hecara, la seule ville en guerre contre les Royalistes... Il était dans une ville assiégée ! La guerre c'était pour d'autre ça c'est certains, Faldrin était un vrai couard ! Si jamais les Royalistes entraient dans la citée, le Korrigan se cacherait ou bien offrirait ses services au vainqueur, ce qui est certains c'est qu'il avait peur, et qu'il devait se trouver un bienfaiteur, un protecteur...
Mais le Poulpiquet ne comptais pas rester là les bras croisés pour autant en attendant la prise de la ville, non, il allait tenter d'en sortir ! Après tout, le convois était bien entré lui, alors un Korrigan pourrait en sortir. Il commença donc son chemin à travers la ville en cherchant une sortie, se faufilant dans la foule en essayant d'être le plus discret possible, avoir un Korrigan dans son camp pouvait-être utile avec leur pouvoir de faire apparaître des objets à souhaits. Et puis il était aussi Mage et avait des compétences en potions, mais il s'était juré de ne point se faire exploiter par quiconque !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

▌Date d'inscription : 12/09/2010
▌Messages : 25


Feuille de personnage
Niveau: 1
Expérience :
13/63  (13/63)

MessageSujet: Re: Arrivée au front. [Libre]   Sam 2 Oct - 12:51

Merik avait laissé partir Nymphea comme elle était arrivée vers lui, en silence. Il espérait que sa soif de sang ce serait apaisée, que la vampire ne laisserait pas un nouveau massacre derrière elle. Il espérait aussi trouver le coin de sa robe au détour d’une rue, inconsciemment, il la sentait prés de lui, son parfum emplissait ses narines et la douceur humide de sa langue sur sa peau lui laissait une brûlure délicieuse, intense. Les narines frémissantes, il arpentait les rues comme une ombre, le long manteau de cuir noir trouvé dans la maison close dévastée rendant sa longue silhouette affutée comme celle d’un oiseau de proie. Il noua un morceau de rideau cramoisie, tâché de sang, autour de son front et dévala la ruelle calmement, les sens ouverts, sentant planer dans l’air une âcre odeur de chaires brûlées, de métal, de sueur et de colère. L’homme déplia ses bras doucement, craquant ses articulations des cervicales au bout des doigts, testant discrètement ce corps humain avec lequel il n’avait pas combattu depuis longtemps… Attrapant les poignets des lames a ses côtés avec une douceur qui semblait caresse, il les extirpa fermement des fourreaux harnachés, faisant ainsi chanter les lames autour de lui, de ce son claire et limpide. L’homme sourit : Il s’agissait là de bonnes armes.

La forêt, sa protection et son centre chaud, comme un foyer, avait rendu son cœur incertain, éloigné des conflits qui faisait pourtant rage si prés de lui, le rendant presque indifférent. Pendant des années, la solitude, la sérénité et la compagnie des bêtes avaient fait de lui un être si proche de l’animal que ce brusque retour parmi les hommes lui laissait une étrange sensation de décadence et de bâtardise. Il était temps que l’animorphe retrouve une place, et il le fallait vite, la situation l’exigeait. La bataille à mort laissait courir jusqu’à lui ses relents excitants, l’appel du sang et de la danse, éternelle danse des lames, si agile, rapide et sensuelle. Pourtant, il sentait en lui l’envie brûlante, presque douloureuse de la transformation et souffla un grand coup, enfonçant ses crocs dans la chaire de sa lèvre, jusqu’au sang, livrant une bataille silencieuse contre lui-même, serrant ses mains sur les pommeaux des épées.

Merik glissait dans la ville lorsqu’au détour d’une rue un cris puissant, perçant comme une nuée d’aiguilles éclata prés de lui. Merik sursauta, s’activa, glissa entre les rues et ruelles, sentant sous sa course les muscles de ses cuisses se tendre comme autrefois sous l’effort, cherchant à l’odeur l’origine du hurlement. Rapidement, un parfum de terre et de feuille, d’herbes à thé, de cuir, de tissu et de tabac vint claquer contre les narines de l’animorphe, lui faisant brusquement tourner la tête vers une ruelle ou semblait reposer quelques cagots de légumes. L’animorphe distingua un faible mouvement, arqua le corps, respirant les même effluves, entendant une faible respiration saccadée. Curieux, Merik s’avança dans la ruelle et se postant au dessus des cagots de légumes, distingua une épaisse tignasse rousse agitée de soubresauts. Il gronda et rangea ses lames en faisant claquer les épées contre les fourreaux sèchement. Sa voix grave et chantante alla rouler jusqu’au milieu des cagots.

« - Eh bien… je suis de ton avis, la compagnie des petits légumes peut être vraiment très enrichissante… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

▌Date d'inscription : 25/09/2010
▌Messages : 9


Feuille de personnage
Niveau: 1
Expérience :
40/63  (40/63)

MessageSujet: Re: Arrivée au front. [Libre]   Dim 3 Oct - 5:01

Faldrin allait sortir de sa cachette, lorsqu'il sentit une bruissement et qu'il entendit :

«- Eh bien… je suis de ton avis, la compagnie des petits légumes peut être vraiment très enrichissante…»

Le Korrigan se retourna brusquement et nerveusement et vit tout abord le bas de son interlocuteur, puis il remonta ses yeux ahuris pour regarder entièrement Mérik, alors il échappa un petit gémissement. Mérik était non seulement grand mais aussi armé et n'avait pas forcément l'air joviale...
Faldrin inspecta les lieux, l'homme... Mhh... Tenter une fuite serait absurde, il se résolut donc à se jeter lâchement et docilement aux pieds du rôdeur...

- Messire ! Oh ! Messire... Mon sauveur ! Gémit-il en s'accrochant aux pans de la cape de Mérik. Aidez moi ! Je ne sais pas où je suis, je... suis un pauvre nabot sans défense voyez-vous, une misérable créature innocente. Ayez pitié de moi ! Cria le Korrigan avant d'enfouir sa sale trogne dans un pli de la cape du rôdeur et feignant des sanglots.

N'attendant même pas de réponse il poursuivit :

- Oh vous êtes bon, Messire ! Oh oui ! Vous aurez tout ce que vous voudrez ! Si bien sûr... vous m'aidez...

Il prit son haut-de-forme, le ramena devant lui, tendit la tête vers Mérik et fit les yeux les plus tristes possible. Ensuite, très rapidement, il sauta sur les caisses de nourriture autour de lui et enfin atteignit, tant bien que mal, en lacérant de ses ongles crochus, l'épaule de Mérik sur laquelle il s'assit sans gène.

- Alors ! Où va-t-on ?

Il avait tourné sa grosse tête ridée et disproportionnée vers l'Homme, avec un sourire malsain, il fit apparaître une pomme rouge vif dans sa main et la lui tendit :

- T'en veux une? Elles sont juteuses à souhait...

Et Faldrin croqua dedans, éclaboussant l'Humain du jus de la pomme, mâchant la bouche ouverte et avec beaucoup de bruits...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

▌Date d'inscription : 12/09/2010
▌Messages : 25


Feuille de personnage
Niveau: 1
Expérience :
13/63  (13/63)

MessageSujet: Re: Arrivée au front. [Libre]   Lun 15 Nov - 6:58

Ce topic est terminé, merci ! La suite bientôt dans une autre rubrique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Arrivée au front. [Libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Arrivée au front. [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Ouf enfin arrivée à destination ! [Libre]
» L'arrivée aux dortoirs (libre)
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» Où sont les membres du Front de Lespwa, reveillez-vous ?
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kingdom of Kleryana  :: Le Royaume de Kleryana :: + Llegwen + :: Hecara :: Rues sombres & Place de la Victoire-
Sauter vers: