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 La véritable blessure [PV Satan]

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Hàdes
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MessageSujet: La véritable blessure [PV Satan]   Dim 24 Oct - 8:26

    Dans les flammes de l’enfer, les braises gigantesques qu’on croirait des montagnes rouges de feu, des océans de lava rouges et dévorantes... je passais sur les ponts de l’enfer sans frémir, sans fléchir, sans chavirer. On m’observait de loi dans un respect total, on me saluait avec décence, une royauté des enfers n’est pas n’importe quelle royauté. La terre de l’enfer tremblait à mon passage, les cœurs palpitaient, les yeux se baissaient par peur de croiser les miens, on changeait de chemin quand on savait que j’arrive. Je ne fréquentais que les gens que je devais connaître, n’aidait personne, ne faisait que ce que je voulais, mais je travaillais pour lui ! Pour le voir garder son statut, pour être sa main droite éternellement… me tenir prêt de lui, être son ombre, vivre pour lui, obéir à ses mots et rester, à tout jamais sous l’obsession de son image, la maitrise de sa main, la résonnance de sa voix, la suprématie de son existence. Père était ma raison d’exister, ma raison de respirer, d’avancer, d’être en avant, de me tenir devant ses adversaires, de penser mille et une fois aux façons de le faire jouir, le voir m’approuver, le rendre fier de moi ! Il était plus que mon cœur battant, plus que mon âme, plus que mon être… pour lui, sans penser, sans douter, j’offrirais tout ! Mon sang, ma raison, mon dévouement, mon temps… je m’offrirais sans penser ! Satan si craint était pour moi : Dieu !

    Le temps se joua de moi… ou était-ce père ? Était-ce moi qui ne comprenais pas ? Avais-je failli à mon devoir ou à ma dévotion ? Avais-je fléchis ? Avais-je mal calculé ? M’étais-je trompée en pensant que je pouvais tout lui donner ? Pensais-je être plus son alliée que sa fille ? Parce que finalement… je lui ressemble tant ! Quand je pensais tout pouvoir donner en son nom, tout pouvoir présenter en offrande, il m’avait trahi ! Lui ! Ma seule raison, ma seule essence… Comment fallait-il que je me sente ? Lorsque mon cœur arrêtait de battre, lorsque ma raison se perdait dans l’océan des flammes de l’enfer, lorsque tout l’amour que j’avais pour lui, toute l’affection, tout le respect, se transformaient en un instant… tout ce que j’avais battis s’écroulait, tout ce que j’avais. Entre père et mère, le choix n’existait même pas ! Mère n’était pas mon aire ! Mère n’était pas mon sang ! Mère n’était pas ma raison ! Mère n’était pas mon Dieu ! Mais mon Dieu m’avais trahi, il doutait de moi après tant, il me demandait de choisir alors que le choix n’existait pas ! Après tout ce temps de loyauté, après tout ce temps de respect, après tout ce que j’ai pu donner… il me demandait de choisir ! Il me demandait de choisir !

    D’abord, la peine ! Celle d’avoir tué mon petit refuge plaisant… celle d’avoir, de mes mains, tué ma propre douce maman à l’odeur vanillée ! Mais celle-ci, je pouvais la dépasser, j’aurais pu, surement ! Si je n’étais pas la fille de Satan, si je n’étais que son alliée, j’aurais pu lui pardonner ! S’il n’avait pas, après toute ma confiance et ma dévotion douté de moi ! Ce jour là, j’avais sans doute tué ma mère ! Mais ce jour là… cet instant là, quand j’avais tout compris… j’avais perdu mon père ! J’avais perdu mon Dieu ! J’avais perdu ma raison ! Je m’étais perdue… Et je n’arrive toujours pas à penser à lui et à vouloir le suivre, je n’arrive toujours pas à l’aimer comme avant… car avant de le trahir, avant de quitter l’enfer, avait de lui tourner le dos… il m’avait trahi !

    Et là, devant ce volcan de flammes bouillonnantes, il était là ! J’avais peur de le voir parce que je l’avais trahi, parce qu’une fois où je le reverrais… j’allais succomber une nouvelle fois. Je ne pouvais pas pardonner sa trahison ! Tel père telle fille ! Si son arrogance et sa grandiose personne ne pouvait pas me pardonner, moi non plus, je ne pouvais pas lui pardonner ! Car il était si grand, si grand, SI GRAND que je ne pouvais même pas penser, maintenant même, qu’il m’avait vraiment trahi, qu’il avait vraiment douté de moi… qu’il avait vraiment osé ! Ne devait-il pas savoir que jamais, jamais, moi, sa fille, de sang et de chaire, ne pouvais me retourner contre lui ?

    Je faisais face non pas à lui, mais à toutes ces années, à toutes mes peurs, à tous mes démons… je faisais face à ma fuite ! Et je ne fuirais plus ! Ce n’est pas le temps dont j’ai besoin ! Le temps ne réparera plus rien ! Le temps ne le fera pas croire en moi ! Le temps ne réparera pas sa faute ! Le temps… le temps ne s’effacera pas ! Devant cette foule de soldats qui s’entretuent, devant ces gens qui perdent vie, espoir, et qui tombent comme les feuilles mourantes de l’automne, devant ce sort qui ne badine plus, je n’allais pas m’amuser ! J’avais pris mon temps à jouer ma comédie insolente et ridicule, j’avais pris mon temps à ridiculiser la situation… j’avais pris mon temps… et il était justement le temps d’arrêter ! Et de comprendre une fois pour toute pourquoi je m’étais vraiment enfuie : Ma vraie douleur est celle causée pas père ! Celle que je ne me permets pas de remuer ! Celle qui m’avait tant tourmenté ! Je me permettais ici même de me retrouver et d’oser ce que je n’ai pas osé jadis. Retourner vers lui ? Comme si de rien n’était ? Comme si je pouvais, encore une fois, lui promettre parfaite loyauté ? Plaisantait-il ? N’était-il pas celui qui m’a mis en épreuve ? N’était-il pas celui qui m’avait demandé de choisir ? Qui avait douté ? Qui avait… choisi de me tester ? C’était peut être pour qu’il s’assure, pour qui se sente mieux à mon égare, pour qu’il croie à ma loyauté ! Mais c’était aussi sa faute ! Sa plus grande faute !

    Il vint me faire face. Aussi gracieux, aussi royale que jamais. Tellement aimable, tellement aimable, tellement… que je le hais ! Je le hais ! JE LE HAIS. Je creuse Hell dans le sol, la tenant par le vide de sa lame. Et je me baisse, en respect, poser un genou à terre, tête basse comme jadis… comme je faisais jadis. Comme tous les gens de l’enfer faisaient. Tout démon reconnaît Satan… tous ! Je ne suis pas une exception ! Je suis peut être celle qui le respectait le plus, celle qui l’admirait le plus… celle… qui croyait en lui… le plus !

    -‘Cela fait un temps, père !’ Dis-je. Tous les autres sons s’arrêtaient. Tout le mouvement banal mourrait… s’annihilait. Le néant. Plus que moi, plus que père, et le néant ! ‘Heureuse de voir que vous allez bien, père !’ Ajoutais-je en me relevant avec délicatesse. Je relevais mon regard vers lui… il n’avait pas changé, même son armure était la même ! Mon cœur allait, désirait exploser ! De joie mais oh combien de confusion ! Tous ces sentiments splendides pour lui… et toute cette peine implacable !

    Je suis dans la désolation de refuser votre invitation ! Père. Je ne me suis pas enfuie pour revenir après que vous me le demandez !’

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MessageSujet: Re: La véritable blessure [PV Satan]   Lun 25 Oct - 7:29

Elle se tenait là, face à lui. Lucifer pouvait sentir toute la puissance de son doute, il sentait parfaitement le déséquilibre mental de sa fille. Sans lui, elle n’était rien ; comment pouvait-elle ne pas le comprendre ? Pourquoi s’obstiner à le défier ? Alors qu’elle connaissait parfaitement l’avenir, les conséquences et le résultat final de son choix absurde ? Elle aurait dû savoir que la volonté d’un Dieu ne se discute jamais. Elle était dans l’erreur, pas lui. Le meurtre de sa mère la secouait, c’était évident, mais tel était le prix. Ce n’était pas un test de loyauté que Lucifer lui avait fait passer, au contraire. Il avait toute foi en sa dévotion. C’est pour cela qu’il lui confia à elle, et à personne d’autre le soin de tuer la Reine, sa propre mère. Parce qu’elle seule pouvait et devait se charger de cela. Et, au final, cette ultime mission avait révélé les failles dans l’engagement de sa propre fille. Comment pouvait-elle oser dire que lui, l’avait trahi ? Il était son supérieur, ce n’était pas une trahison. C’était un ordre ! Elle devait l’accepter sans discuter, il n’y avait pas de compromis à faire. Elle devait juste marcher au pas ! Tel était son destin et ce jusqu’à ce que qu’un jour Lucifer en décide autrement. Croire qu’elle possédait une volonté demeurait une erreur, elle ne possédait rien que Lucifer ne lui eût donné. Et elle ne pouvait rien y changer.
Lucifer plongea son regard dans le sien. Les yeux de Lucifer étaient plus flamboyants que ceux de sa fille. Ils étaient également plus rouges et moins ternes. Elle lui ressemblait beaucoup physiquement, même armature de visage bien que ses traits soit beaucoup plus fin que ceux du Dieu puisque c’était une femme. Bien sûr, elle ne serait jamais aussi grande que son père, ni aussi robuste, néanmoins, pour un œil averti, on pouvait déceler la fausse fragilité de ce corps de fugitif, qui semble au premier abord bien frêle et qui se trouve être en fait bien plus difficile à briser qu’une lame faite dans le meilleur des métaux. Pourtant, aujourd’hui, il la briserait, ses os craquerait, son sang giclerait.
Elle commença d’abord par le saluer…Une politesse inutile étant donné les circonstances graves qui le menait jusqu’à elle. Elle faisait comme si de rien n’était, avec une certaine indifférence, une indifférence crasse même ! Cela ne l’agaçait pas. De toute façon, cette petite ironie, c’était de lui qu’elle la tenait. Cela lui arracha un petit sourire en coin. Jusque dans les pires situations, lui, ou elle, pouvaient se montrer courtois et polis. En effet, cela faisait fort longtemps que la chair de sa chair, radieuse et visiblement en bonne santé ne s’était pas présentée devant lui. Même traitresse, elle demeurait fille. Même dans la pire des trahisons, elle restait après tout l’héritière.
L’attitude de Lucifer changea lorsqu’elle refusa de le suivre pacifiquement. Il soupira de dépit. L’heure de la tempête approchait. Une sorte d’aura sombre entoura le corps du Dieu des Enfers. Comment pouvait-elle encore oser s’opposer à lui de cette façon ? Elle devait obéir, morte ou vivante. Elle allait souffrir, elle le savait, pourquoi s’obstinait-elle à refuser la réalité ? le fait qu’elle s’oppose à son autorité, à son pouvoir, le salissait. C’était à la fois le Dieu, le Roi, le Chef de Guerre et le Père qui se trouvaient bousculé en moins d’une seconde. La chose à laquelle il tenait le plus, venait de bousculer la seule chose qui en lui surpassait sa puissance : son orgueil. Ses yeux devinrent menaçants, comme deux boules de feux. Une sorte d’atmosphère pesante tomba sur le lieu du combat. Comme si l’air possédait une masse multiplié par cent, comme si il s’était solidifié pour étouffer d’une manière lente et terrible tous ceux qui se trouvaient autour de Lucifer. La Mort descendait lentement sur la terre. Hell, sa fille, serait donc l’objet de sa colère. Il regardait l’épée qu’elle tenait à sa main. La sienne, celle qui, allié au Fléau que le Dieu tenait dans sa main droite, rendait invincible.


-En effet, cela fait longtemps ma chère fille. Et ton aire indifférente me fait penser que tu ne réalises pas bien ce qui va suivre. Je ne suis pas venu ici pour discuter avec toi, ni pour tenter de comprendre ton geste. Je suis venu ici pour te donner un ordre, auquel je te ferais de toute façon plier. Ton masochisme…J’ai toujours refusé de comprendre cette attitude stupide. Mais en fait, je vois maintenant pourquoi tu souffre plus que de raison, pourquoi tu dégoulines de souffrance inutile. En fait, c’est ton éternel aveuglement.

Lucifer marqua une pause, en fait, il était en train d’analyser la position de sa fille. Qualité technique, répartition de la masse pour analyser la stratégie de combat. Ses yeux divins tentaient de percer à jour chaque intention de sa fille. Il lui avait appris à se battre, il la connaissait. Aucun recoin de son esprit ne lui était inaccessible. La lourde boule de son fléau trainait lentement à terre, soulevant un peu de terre sur son sillon.

-Tu es toujours obnubilée par le meurtre de ta mère. Tu crois encore, dans ton raisonnement inexact, que j’ai cherché à tester ta loyauté envers moi. La suite des évènements m’aurait donné raison si cela avait été le cas. Car la preuve que la loyauté était fragile, c’est bien que tu te tiens face à moi, et que tu refuses de m’obéir. Lorsque je t’ai donné pour mission de tuer ta mère, c’était uniquement parce qu’elle devenait dangereuse, et qu’elle risquait de te détourner de ton chemin. Ce n’est pas ta loyauté que j’ai testé. J’ai testé ta détermination face au pire drame qui pouvait t’arriver. Et j’ai ma réponse…En fait, tu es faible ma fille. Et en tant que faible, tu n’as aucune liberté.

Faible, oui, tel était l’amer constat. Toute cette formation, tout ce travail pour arriver à ce pitoyable et rebelle résultat. Une adolescente capricieuse, tout cela pour quoi ? une mère ! Quel faible démon pouvait ainsi se laisser attendrir. Pour qui se prenait-elle ? une humaine ? elle ne devait rien ressentir pour personne, sa seul expérience possible était la soumission au souverain. Elle n’existait que par la volonté du Seigneur des Ténèbres et de l’Enfer. Seul sa main infernale dans laquelle sa fille se trouvait pouvait choisir de la serrer brutalement et disloquer son existence ou, au contraire se montrer généreuse en desserrant son emprise pour lui laisser une relative liberté.
Sa volonté devait être égale au néant, et par son aura, et par ses armes, il allait arriver à cet état idéal. Une fois qu’il la ramènerait en enfer, il comptait bien lui faire re-subir un conditionnement en règle. Oui, il la torturerait, lui ferait sentir cette douleur que visiblement elle affectionnait. Comme un rat de laboratoire, il se chargerait de la modeler, la remodeler à l’image qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Ecraser, détruire son esprit, pour mieux le reconstruire, mieux le bâtir.


-Je suis venu ici pour te prendre avec moi. Comme je te l’ai dit, de gré ou de force ma fille. Tu peux être désolée, mais nous savons très bien que face à moi, tu vas perdre. Je te tuerais si jamais tu m’y force. En fait, tu n’auras même pas besoin de m’y forcer. Ne croit pas que ton épée te sera utile cette fois-ci… Tu n’affrontes pas un homme, ni un mortel. Nous savons tous les deux que j’ai des armes aussi puissantes que celle que tu possèdes.

Elle n’entendait pas raison. De toute façon, elle était tellement entêtée dans sa bêtise que rien ne pourrait la faire changer d’avis. Cette éternelle stupidité avait quelque chose de drôle, une sorte de goût sucre-amer un peu déplaisant. Les bruits de détonnations raisonnaient jusqu’ici. Visiblement, Waldstein avait réussi son coup. Cet Incapable, heureusement qu’il avait une armée bien supérieure en nombre, autrement, c’eût été une véritable boucherie pour le Royaume. Gagner une bataille de justesse lorsqu’on a une armée à un contre cinq, quelle misère pour le prestige militaire du Royaume. De plus, si c’étaitu ne victoire, cela n’arrangerait rien, le Loup Noir finirait en martyr et la contagion révolutionnaire gagnerait tout le royaume. Enfin, pour l’instant, la bataille d’Hécara prenait fin, du moins, elle allait bientôt prendre fin. En sauvant la vie de Waldstein, Lucifer avait largement contribué à cette victoire.

- Pourquoi te bats-tu pour les mortels ? Tu n’as rien à faire ici ! Tu devrais terminer ta formation en Enfer, auprès de moi. Seul celui qui a un but combat avec les mortels. Tu n’en as aucun, excepté ceux que je te donne. N’oublie jamais cela Hell, tu n’existe que parce que je le veux ! Ton seul but est d’être ce que je te dis d’être. De toute façon, ce petit jeu est terminé. Waldstein est en train d’écraser ces pouilleux, et le Loup Noir que tu sers sera bientôt réduit en charpie. La partie est terminée. Tu as perdu.

L’heure était venue d’ajouter la touche finale à cette difficile victoire. La défaite de sa fille, face à lui, en cet instant. Le Dieu noir se mit en garde. Son épée bien en protection, et son fléau dirigé vers le bas, la chaîne légère maintenant la lourde boule d’acier hérissé de gros pics gris capable de traverser pratiquement n’importe quoi… Sa position était parfaite. La masse de son corps parfaitement répartie sur ses appuis. Il regardait l’ensemble du corps de son adversaire. Ses yeux distinguant chacun des micromouvements. Il devait se méfier de la lame de sa fille. Cette épée qu’il connaissait par cœur, plus que sa fille, plus que lui-même. Il connaissait tout de ces lames ancestrales. Portée, vitesse, puissance, capacité de coupe, de taille. Tout. Il comptait ne rien laisser passer à sa fille. Ce n’était pas un combat d’entraînement, mais bien un combat réel. Comme tout à l’heure face à Slorak, il frapperait pour tuer. Il frapperait pour la soumettre. De plus, il comptait bien utiliser cette fois-ci des techniques que sa fille n’avait jamais vue. Oui, les terrifiantes techniques d’illusions de Lucifer, des techniques qu’il n’avait pas utilisé depuis si longtemps… personne n’avait osé déchaîner sa colère à un tel point. Lucifer la fixait dans les yeux… Il attendait, prêt à amorcer sa technique. Le temps de contact visuel était atteint. Sa pupille brilla un peu. Il venait de prendre le contrôle des cinq sens de sa fille. Sa technique de confusion mentale pouvait donc à présent être activée.

-Puisque tu l’as choisi…Tu vas souffrir.

Puis, la technique prit forme…D’un seul coup, tout sembla bien plus…Flou, comme si la réalité se liquéfiait, comme si le brouillard venait de se matérialiser sur le champ de combat. L’Illusion noircissait la réalité, elle dépassait le temps et l’espace. Ils avaient quitté Hecara. Ils se trouvaient à présent au sommet d’une montagne, le blizzard. Lucifer se tenait là. Face à sa fille. Lui bien sur, ne sentait pas le froid illusoire, mais sa fille, devait pouvoir souffrir de la morsure de la glace sur sa peau…Elle devait pouvoir sentir la torture qui allait être la sienne. Face à l’illusion de Lucifer, que pouvait-elle ? Certes, aucune de ses blessures ne se traduirait dans le monde physique. Mais son esprit en prendrait un sacré coup. Et taper sur l’esprit fait toujours plus mal. La neige devait empêcher les sens contrôlé par Lucifer de bien voir sa cible. Par contre, Lucifer, lui, la voyait parfaitement. Pour lui, ils étaient toujours à Hécara…Hell par contre, se trouvait bien ailleurs… Sans le savoir, évidemment. Elle allait réellement en prendre plein la figure.

-Combattre en plein Blizzard sera la première de tes tortures, ma fille…
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MessageSujet: Re: La véritable blessure [PV Satan]   Mer 27 Oct - 12:01

    La terre tremblait-elle vraiment? Reconnaissait-elle cet homme ? Chavirait-elle au son de sa voix ? Essayait-elle de fuir, de s’éloigner, de dévier rien que pour éviter qu’un tel démon ne se pose sur son sol ? La terre… ressent-elle aussi sa puissance ? L’univers n’arrivait pas à fréquenter une telle puissance condensée, celle de deux générations de vigueur naissantes de l’enfer, trésors de l’enfer, l’univers humain montrait une bonne sagesse ! Il faut l’avouer ! Il laissait le vent embarquer brusquement dans ce bois devenant arène. Il laissait quelques larmes du ciel tomber une à une… bientôt un éclaire, bientôt un orage ! Bientôt une symphonie qui voudrait tant nous éviter, à père et moi de nous battre ici ! La musique des craquements des épées s’acharnait, elle applaudissait le combat phénoménal qui allait commencer. Versait du sang ici et là, et chacune de ces odeurs, de prêt ou de loin venait occuper une partie de mes poumons ! L’odeur de la mort ! L’odeur de la peur ! Mais aussi celle de la fierté, celle de la liberté, celle d’un dévouement jusqu’au bout de la mort ! Dévotion parfaite, mais l’humain n’est pas parfait ! Ironie ! Je me demande tant si la ferveur de l’humain est telle, qu’en sera-t-il de celle du parfait ? De celle d’un démon ? De celle d’une démone ? De celle d’une divinité ? D’ailleurs, quelle sera la symphonie que des êtres parfaits peuvent jouer ? Que sera leur mélodie ? Le sang giclera-t-il vraiment ? Le fer se brisera-t-il ? Tout le monde ignore… même père et moi ! Les affronts qu’on jouait à faire avant n’avaient rien de vrai !

    On n’est pas toujours conscient de ce qu’on fait ! C’est vrai ! Pourquoi alors les sourires béats, les exclamassions, les rêves, les chavires, les sentiments ? Les choses qu’on ne comprend ou ne connaît pas sont innombrables ! Ceux qu’on comprend et dont on est conscient ne le sont pas ! Et j’étais loin de m’amuser ! Jadis, certes, me tenir devant père n’était pas une option ! J’étais, avec plaisir et contentement son ombre ! Je pouvais voir ses désirs et les exhausser ! Pas besoin de frotter une lampe magique pour me faire soumettre ! Mais je fus… trahie par le parfait ! Par le divin ! Les notions et les règles de l’univers que j’avais tant admirées tombaient une à une… et je sombrais ! Etant moi, j’ai du m’absenter pour chercher, un peu loin, plus loin de l’enfer, plus loin de la douleur, plus loin du parfait, une réponse ! Une raison ! Une explication ! Une échappatoire ! Un chemin ! Une certitude qui contredirait les faits ! Qui nierait les gestes ! Une façon de penser qui me rendra la lueur de l’espoir ! Qui me fera croire que ce n’était pas vrai… qu’il n’avait pas douté !

    Mais oh combien les années s’étaient succédées ! Oh combien j’avais pensé, me laissant vaincre par la peine, pas l’angoisse, par le désarroi, par la perte totale de toute direction ! Si jamais je croie encore en quelque chose, c’est que personne ne mérite ma confiance ! Plus personne ! Je ne peux pas oublier la douleur que ce démon m’a affligé, je ne peux pas ignorer la honte d’avoir été testé ! Je ne peux pas pardonner l’erreur d’un être parfait ! Était-il donc imparfait ? Ou était-ce l’illusion que le sort me faisait croire pour me tester, pour me torturer ! Mais que veux le sort de moi ? Veut-il m’enseigner des choses que je ne savais pas ? Veut-il m’éduquer ? Me prépare-t-il une mission que j’ignore ? Je me foutais des raisons qui ont fait que la situation est devenue pareille ! Il n’existait qu’un seul fautif, et c’était celui qui, normalement, ne devait pas commettre d’erreur ! La pire des douleurs c’est voir son exemple idéal tomber !

    Il prononça, j’écoutais. Parole par parole les mots de celui qui se disait parfait. Les mots d’un père qui n’a pas su se tenir au plus minable des devoirs… parlant de mon indifférence et me disant aveugle. La courtoisie disait qu’on n’interrompait pas un parrain quand il parle, ce n’était pourtant pas la raison de mon silence, je voulais écouter ses raisons et décider de nouveau… il me guettait, analysait mon mouvement avec soin et discrétion. Pas besoin d’être un géni pour comprendre ce ci ! C’était l’une des bases d’un combat ! Il s’apprêtait vraiment à un combat. Faisant de moi la criminelle, faisant de moi l’indomptée qui devait subir le châtiment ! Il continua son discours ramenant la mémoire de mère en vie… Et les sottises s’en suivirent dans un flot implacable… et j’écoutais toujours. Mère devenait dangereuse, elle devait être tuée. Et c’était ma mission car il me faisait confiance ! Voilà une broderie de mensonges que son esprit vif pouvait facilement inventer… Mais le parfait peut-il mentir ? Le parfait peut-il essayer de fuir la réalité par un mensonge si impossible ? Je fus aussi accusée de faiblesse, et d’après lui, je ne méritais pas ma liberté. Bizarre au bout d’en rire. Bizarre, oui ! Car depuis toujours, ce qui me faisait agir était cette liberté de penser ! Je pensais avec liberté qu’il méritait tout ! Ce n’est point de ma faute s’il avait, de sa propre liberté gâché tout !

    Il m’annonça cette raison qui l’avait invité sur terre. Je ne l’ignorais pas ! Je savais qu’il allait me chercher… mais pas en personne ! Puis il se mit à balbutier quelques mots à propos de nos armes… ça m’étonnait ! Cherchait-il à me faire peur ? À m’annoncer ? Ou à commettre un troisième acte imparfait ? Je ne cherche pas à trop lire dans cette réplique car le parfait que je connaissais était mort depuis bien une éternité ! Je pensais pourtant enfin pouvoir répondre. J’étais sûre d’une chose : La désolation de mère avait annoncé celle de père aussi. Et justement aujourd’hui, je pouvais me présenter des condoléances ! Je pouvais accepter partiellement la vérité ! Parce que fuir ne me menait à rien ! Je ne me suis jamais pensée parfaite ; quand je le voyais, je l’admirais et voulais l’atteindre ! Et j’étais encore beaucoup trop choquée pour accepter que son parfait n’existait que dans mon imagination ! Je baisse ma tête vers la droite saisissant ma chevelure en soie noire par la main, comme j’aurai fait pour tenir un bouquet ! Puis Hell de l’autre. Fixant ses yeux, les fixant avec autant de ferveur que de fièvre, je passe la lame de Hell sur ce tissu si bien brodé ! Et la nuit tomba ficelles sur le sol tremblant

    Je voulais croire en ta mort alors que tu étais parfait que de croire en ta vie comme un être imparfait ! ’ Annonçais-je en cours du mouvement. C’était une chose que je devais dire à tous prix ! J’allais payer son prix, j’allais en souffrir ! J’allais voir l’enfer m’enlacer chaleureusement ! Mais j’avais tellement tardé ! J’aurais du couper ces cheveux quand je quittais l’enfer ! J’aurais du détruire le lien bien avant ! J’aurais du protéger ma conscience et le penser mort… mais je refusais, croyant à sa vie, croyant à sa suprématie, croyant à sa divinité ! Je doute pouvoir à présent, tout simplement, tout ignorer et retourner en enfer ! Tout ne sera plus jamais comme avant ! Et ce n’était pas de ma faute ! Il recommença à parler ! L’hystérie du moment me prit, je souriais ! Je ne me croyais pas moi-même, mais je souriais ! Largement… pourquoi est ce que je me bats pour des… mortels ! Ne devait-il pas avoir compris ? Il essayait peut être troubler ma conscience en me disant ne pas m’avoir trahi et toutes ces sottises. E n’y croyais pas… et justement, je travaille pour un nombre précis de personnes !

    Parce que ces humains imparfaits peuvent me trahir ! Je n’en perdrais que rien ! Je verrais juste l’imparfait continuer à être imparfait…’ Je dis ça, puis je marque un silence. Ces rencontres que j’avais faites m’avaient apprises peu, mais elles m’avaient apprises des choses ! Que ces êtres indignes et ingrats enlaçaient par fois le parfait sans le savoir ! Quand je regarde les yeux de Kan’Rei… Je comprends ! Je comprends une chose qui ne pourrait jamais blesser ! C’est qu’il se donne l’honneur d’essayer ! Il ne se croit pas ce qu’il n’est pas ! Ni est-il si fier des images idiotes qu’il pourrait faire croire de force aux autres… non, je ne compare pas ! Je cite ma leçon ! Il parle de Slorak… Je ne déviais pas du regard, je ne pouvais pas ! Mais je le savais encore en vie. Il respirait encore. Et je savais que, lui, parmi tous ces autres, avait une résolution implacable !

    ‘Puisque tu as choisis de souffrir’ Annonça-t-il. Je me redresse avec droiture. Puisque j’ai… choisis ?

    Oh mais, père ! Tu as choisis pour moi ! Tu m’as trahi ! Ce n’était pas moi qui avais commencé, ce n’était pas moi qui avais douté !

    Des paroles tant bien vraies que douloureuses ! Je perdais ma raison. Autant d’amour, autant de haine… j’étouffais ! Mais je n’avais plus le droit de rebrousser le chemin ! De nous deux, celui qui devrait regretter n’était pas moi ! Et pourtant…
    Si on prend ma peine et qu’on la divise sur les gens du monde entier… elle les suffira ! Elle les fera suicider ! Elle les ruinera ! Si on prend mon amour et qu’on le partage dans tout l’univers… tous deviendront poètes… tous deviendront amants ! Mais si on prend ma haine à elle seule, qu’on la réduit puis qu’on la distribue… elle fera l’enfer universel !

    Ces techniques dont j’ai toujours entendu parler, celles qu’il utilisait contre ses adversaires allaient être utilisées contre moi ! Père était sérieux… et moi, hors de ma raison ! Il commença sa première technique, je restais figée regardant le paysage autour de moi s’embrouiller. Le vide. Le vrai. Et le noir. Puis juste après on se retrouvait sur une montagne, la différence de température était considérable… dire inimaginable ! Je ressentais cette froideur ramper délicatement sur les parties nues de mon corps. Je n’imaginais même pas comment j’aurais pu tenir sans cette armure magistrale. Je ramène Hell devant moi sous une position de défense. Je n’allais jamais oser attaquer en premier ! Je savais très bien que j’affrontais mon parrain ! Mais en même temps… c’est parce que c’est lui qui m’a tout enseigné que je peux me débrouiller ! Car son sang coule dans mes veines ! Car je suis sa plus grande fierté qu’il a gâchée par sa trahison !

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MessageSujet: Re: La véritable blessure [PV Satan]   Jeu 14 Avr - 3:54

Le crépuscule s’annonçait méfiant. En silence, le phénomène se produisant chaque soir réapparaissait, soupçonneux des ondes de pouvoirs qu’habitaient la terre cette nuit là. Ainsi, tous les faits de l’univers l’aidaient à tester cette puissance anormale, l’abime se faisait plus noire, la pluie plus ardente, le vent plus atroce… Mais rien n’arrêtait la guerre et l’enflamment des fers ! Les intentions meurtrières et sauvages enlaçaient celles de vie et d’espoir ! Les tiraient en ironie vers un combat qui cause la mort de plusieurs, l’enterrement d’autres, et la joie de certains ! Et dans le tout, une guerre à quelque pas de là, une autre ! Une qui ne porte pas en elle des âmes sur les lames, mais toute une dynastie, tout un peuple, toute une éternité ! Une confrontation ! L’édition d’un sort ! La contradiction…

Envoûté par l’histoire et curieux par l’enjeu, un visiteur sur une branche tremblante non loin, guêtrait et observait. Le flot des discussions fut suivit par l’entrechoquement des épées. Et l’histoire de l’art transmis par les siècles passés commença. Tout jusqu’au vent s’arrêtait et se nommait observateur, car dans le bruit de l’instant, même les sons les plus révoltés étaient inaudibles ! La pluie rendait les éclaires qu’émettaient les épées plus réels. Et les sons en arrière plan faisaient une parfaite symphonie pour un si beau solo ! Une guerre de famille, une guerre de sang, une guerre de logique et d’illogique ! Jadis, ce fut la fille du démon ! Aujourd’hui, le seul adversaire digne du nom… l’enjeu était bien grand, l’histoire si amusante…

Et ainsi, le combat se déclenchait, encore plus d’ardeur en chaque instant, de stupeur, de supériorité. Chaque coup, chaque pas, chaque attaque contenait en elle l’accumulation de milliers d’années d’expérience, de combat et de guerre. Une seule de ces attaques était capable de détruire un peuple tout entier. C’était les maîtres qui s’acharnaient à s’entretuer ! Qu’attendre d’autre qu’un chef-d’œuvre divin ?

Les deux démons se rendirent compte de l’observation. Impardonnable intrusion à ce débat familial privé. Mais ce n’était pas n’importe qui, c’était… Juro ! Descendant de l’arbre et s’approchant discrètement de la scène.

Hàdes fut déconcentrée… Juro, cette personne... Que faisait-elle là ? Impardonnable faute pour un combattant ! L’attaque de son père fut fatale, le combat a été décidé a la faveur du parrain !

Juro et Hàdes partagèrent un instant à eux seuls, un secret qu’eux seuls connaissaient… Juro s’approcha de Satan, lui murmura certaines choses. Les deux décidèrent de se retirer.

Le jeu continue ! Hell !’ Marqua Juro avant de quitter. Le ‘Jeu’ continue !

[FIN]

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MessageSujet: Re: La véritable blessure [PV Satan]   Dim 17 Avr - 1:51

Hàdes : 13 xP + 12 XP pour le combat perdu = 25 XP

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Lucifer : 5 xP + 50 XP pour le combat gagné = 55 XP


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MessageSujet: Re: La véritable blessure [PV Satan]   Dim 17 Avr - 3:38

Mise à jour des gains d'expérience pour le combat !

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