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 Un dernier souffle de vent (Melnik)

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MessageSujet: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Mer 9 Mar - 7:33

[HRP] Eryllis parle a Tynus dans la langue de l'animal, mélange de grognements et de jappements, il n'est donc pas possible de les comprendre sauf si vous parler la langue des loups.[HRP]

************

"Sur la gauche Ery... doucement..."

Tynus s'éloigna sur la droite après lui avoir donné cette directive. Il faisait bon encore et pourtant on était en plein milieu de l'après midi. Le soleil était toujours présent mais sa chaleur était moins intense. Bien a l'ombre de la forêt, les épaisses frondaisons des arbres filtraient les rayons de l'astre, ne laissant passer que peu de lumière, suffisamment pour y voir clair, et aspirant au passage une bonne partie de la chaleur qu'ils transportent. L'heure était a la chasse. Il fallait s'y prendre tôt car la préparation demanderait du temps. Il ne suffisait pas de tuer l'animal, il fallait aussi penser a le vider convenablement, a le dépecer et a récupérer tout ce qui pouvait l'être. Maintenant qu'Eryllis et Tynus avaient quitter la meute, ils ne pouvaient compter que sur eux même. Ils auraient bientôt besoin d'argent pour se nourrir et survivre dans les grandes villes. Rien n'était gratuit la bas, Ery le savait, et elle s'y préparait comme elle le pouvait.

Accroupie telle une louve dans les herbes hautes qui se propageaient a perte de vue dans cette partie du sous bois, elle reniflait l'air discrètement. Il y avait bien une odeur familière. Un gibier. La chasse était ouverte. Tynus était un chasseur excellent... dans la meute. Seulement ici, il n'y avait pas d'autres loups pour assurer l'attaque, il n'y avait que la petite Ery qui n'était pas des plus douée pour la chasse. Mais elle apprendrait! Elle apprenait vite! Et avec un professeur aussi sévère que Tynus, elle n'avait pas le droit a l'erreur. Elle se faufila donc sur la gauche, comme le lui avait dit le loup, marchant a quatre pattes comme une louve qu'elle était, minimisant les bruits de sa démarche gracieuse. Elle continuait d'humer l'air ambiant de temps a autres pour ne pas perdre la trace de sa proie. Elle sentait tellement de choses avec son odorat plus aiguisé. Ici, l'odeur d'un champignon, de toute évidence pas comestible celui là... et puis ici, ca sentait les os, sans doute une vieille carcasse abandonnée là par un prédateur repus après sa chasse. Un peu plus loin, le vent lui portait l'odeur de Tynus, le loup se déplaçait rapidement mais avec une extrême discrétion.

La proie restait paisible, elle broutait un peu d'herbe, son ouie sans doute moins performante a cause de ses propres bruits de mastication et le chant des oiseaux. Le vent jouait en leur faveur, venant de leur proie vers eux, impossible pour la pauvre bête de les sentir. Eryllis s'arrêta un moment, elle était proche et elle se risqua a jeter un oeil au dessus des hautes herbes. Voila donc la cible. Une biche, de bonne taille, ils auraient de quoi manger a leur faim ce soir, et peut être même assez pour en garder pour demain. Comment faire maintenant? Lui foncer dessus? Non a l'arc se serait bien plus simple. Aussitôt dit aussitôt fait, la jeune fille attrapa son arc en silence et encocha une flèche. Son souffle était lent, son coeur paisible... elle savait garder son calme pour ne pas que l'émotion ne l'envahisse dans des moments comme celui là. Elle attendait...

Tynus donna l'assaut, la biche réagit plus par instinct qu'autre chose. Elle hésita a partir, c'est ce qui scella son destin malheureux. Alors que Tynus rabattait l'animal vers Eryllis, la jeune fille se mit debout d'un bond et visa la bête qui n'eut pas le temps de changer de trajectoire. Trop proche pour raté son coup a cette distance, la flèche fusa comme un rayon de soleil. Ery croisa le regard de la biche quand elle se faisait transpercer la chaire, lentement... jusqu'a ce que la pointe n'atteigne le coeur. Le regard de la jeune fille n'était pas fait de haine, ni d'indifférence... mais de gratitude, car grace a sa mort ce soir ils mangeraient. La bête s'effondra sur le sol, le souffle coupé et les yeux clos.. la chasse venait de s'achever. Tynus arriva en trottinant, venant de mettre a côté d'Eryllis.

"Bon travail... pour une humaine."

Fit-il alors qu'Eryllis rangeait son arc dans son dos.

"Comment ca une humaine?"

"Si tu veux que je te complimente comme une louve.. tue tes proies comme une louve."

Décidemment il ne serait jamais pleinement satisfait, ce loup grognon. Mais il avait raison. Etre prit entre deux mondes avaient ses avantages comme ses inconvénients et Ery en était encore a trouver un juste milieu. Pour le moment elle en était encore loin mais elle ne perdait pas espoir de faire un jour cohabiter en elle la louve et l'humaine sur un même pieds d'égalité, avec tout les avantages et aucuns inconvénients!

La jeune fille arriva face au cadavre encore chaud de la biche, regardant les alentours. Ils étaient plutot bien placé ici, a l'abri du vent, bien camouflés dans les herbes hautes. Oui ils pourraient passer la nuit ici sans le moindre soucis. Aussi commença -t-elle a trancher la chaire de la proie a l'aide de son coutelas de chasse. Elle lui ouvrit le ventre de haut en bas, la vidant de ses organes avant de trancher et d'arracher les côtes qu'elle donna au loups, lui qui était friand de cette partie. Tynus commença donc a manger en regardant les gestes de son amie qui poursuivait sa tache comme le lui avait enseigné Frey. Tout se garde, rien ne se jette! Elle mit un moment a depecer soigneusement la peau de la peau avant de pouvoir trancher dans son flanc de long et beau morceau de viande dégraissées et sanguinolente. Elle jeta un lambeau a Tynus avant de commencer a en manger un elle même. Non, elle n'était pas friande de la viande cuite, et préférait de loin le gout particulier de la viande fraiche et crue, sentir le sang encore tiède couler dans sa gorge et souiller ses lèvres.

Le repas se poursuivit en silence, peu a peu la carcasse de l'animal fut nettoyée. Il faut dire que Tynus avait un appétit d'ogre et il avait mangé la moitié de l'animal a lui tout seul. La nuit ne tarderait pas a tomber dans quelques heures. Le temps qu'Ery commence a allumé un feu, Tynus était partit lui chercher quelques branches de bois pour l'alimenter. Le reste des lambeaux de chairs fut placé proche du feu et fumés lentement pour les conserver. Le loup n'était pas bien bavard mais la jeune humaine en avait l'habitude. Aussi préférait-elle s'occuper de son côté, en tannant la peau avec son coutelas, prenant soin de ne pas la transpercer sinon elle ne serait plus vendable.

"La meute me manque..."

Finit-elle par dire enfin. Tynus garda le silence un long moment avant de soupirer, allongé a côté du feu, le regard perdu dans les flammes.

"On y retournera.. promis. Mais pour le moment, on va faire ce qu'il faut pour toi... une fois que se sera réglé, on rentrera auprès de la meute."

Fit-il. Il avait raison. Il fallait d'abord qu'elle règle ses soucis, sinon elle n'avancerait jamais et resterait coincée entre deux mondes. Elle finirait par étouffer... petit a petit.. sans savoir qui elle est vraiment. Soudain le loup se redressa, grognant et montrant les crocs en fixant une direction. Ses oreilles étaient dressées sur sa tête et il finit par se mettre debout, venant se placer devant le feu pour faire rempart.

"Quoi? Qu'est ce qu'il y a?"

Eryllis tendit l'oreille mais elle avait beau avoir l'ouïe plus fine que la plupart des humains, elle n'avait pas les capacités auditives du loup.

"Quelqu'un... drôle d'odeur... il n'est pas de cette forêt."

Pas un elfe donc... qui pouvait bien se balader ici alors que la nuit était proche maintenant?
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Mer 9 Mar - 12:52

Cela faisait près de dix jours que la traque durait. Malgré la fatigue et le mauvais temps, rien ne m'arrêtais. J'étais trop déterminé. Ma mission passait avant mon confort, et je ne pouvait laisser ce serviteur de l'Empereur Noir parcourir en toute impunité nos terres. Je ne m'accordais que quelques minutes par jour pour manger, et rarement plus de deux heures pour dormir. Dormir...cela faisait une véritable éternité que je n'avais pas connu le confort d'un lit et que je ne dormais plus que quelques heures par nuit a même le sol. Il faut dire aussi que l'Empire Noir n'est pas le plus accueillant, et que le luxe d'une auberge n'est qu'une pure utopie. Mon armure était devenu un fardeau, et sans une monture je savais très bien que bientôt mes muscles abandonneraient. Mais je pouvais presque sentir l'odeur de cet abomination. Il n'était plus très loin.

La traque avait commencé non loin du Mur de Merwen. Un réseau de grotte avait permis a l'Urulôki de se frayer un passage jusqu'a Oilosse, ou il avait sans doute pour mission d'étudier nos forces dans le sud de la région. Malheureusement pour lui j'avais fait sa rencontre, et j'étais bien décidé a ne pas le laisser s'en tirer si aisément. A vrai dire seul sa mort pouvait me faire abandonné. Et pour preuve..J'avais traversé Kleryana du Nord au Sud, sans m'arrêter. Je me trouvais a quelque pas de la frontière Nord du Royaume, a quelques lieues de Cellen, la cité des Elfes. Et dire que je ne pouvais même pas leur demander leur aide, tant leur haine pour notre Royaume était grande. Il était fort probable qu'ils me feraient prisonnier et qu'ils me tueraient si jamais j'osais prendre contact avec eux. Les règles étaient fixées.

Alors que je commençais a perdre espoir, et surtout a perdre la trace de ma cible, un bruit ressemblant a un râle attira mon attention. Un peu plus loin sur ma gauche, un épais buisson surplombait un fossé, ou plutôt un cratère. Sans doute un affaissement du terrain, approfondi encore par l'érosion. Je m'approchait en douceur de cet abris végétal et jetais un oeil en contrebas de ma position. Il était là, en train de se débattre dans les ronces, et les lichens. Il avait du chuter. Il s'était fait prisonnier lui même. Surement trop pressé de m'échapper, il avait laisser ses muscles prendre le dessus sur ses sens et n'avait pas vu le gouffre face a lui. Tant pis pour lui. Tant mieux pour moi ! Il s'était débarrassé de son armure d'écaille, et sa peau noir comme les ténèbres luisait de sueur. Ses yeux rouge sang brulait d'une colère qu'il ne pouvait cacher. Je me rendis hors de ma cachette et le surplombant de la hauteur du talus je le regardais victorieux. Un frisson de plaisir m'avait traversé l'échine.

C'est terminé ! Tu as perdu.

alors qu'il continuait a trancher ses liens a l'aide de son épée, je m'avançais encore vers lui.

Je vais te briser les os un par un, avant de t'arracher le coeur et de brûler ta dépouille...

Mais tirade ne l'impressionnait pas le moins du monde, puisqu'a peine avait il retrouver sa liberté, que déjà il se ruait vers moi en hurlant. Voila enfin ce que j'attendais depuis plus d'une semaine...Croiser le fer avec l'un des lieutenant de l'Empereur Noir. Ses sois-disant champion qui pouvait tuer cent hommes dans la même bataille, sans recevoir la moindre blessure. Rapidement sa lame trancha l'air devant moi, a quelque centimètres de mon visage. Simplement la distance que j'avais pu mettre en me reculant d'un pas. Mon fauchon était prêt a broyer des os, la lame posé sur l'arrête supérieur de mon bouclier. Il tenta une nouvelle attaque, qui échoué, se heurtant a ma lame. Ma contre attaque fut rapide, brutale mais terriblement efficace. Tirant l'avantage de l'inclinaison du terrain, et de ma position plus haute que celle de mon adversaire, j'envoyais vers lui un grand coup de bouclier qui eu pour effet d'ouvrir sa garde. La seconde suivante, un coup d'estoc apporta une blessure mortelle a ma proie. J'avais sentit sa peau se fendre, ses muscles se déchirer, et le plus exaltant fut le bruit des os qui craquèrent accompagné par un hurlement sauvage et bestiale. Un cri inhumain, qui n'avait rien a envier a son propriétaire. sa lame tomba, et alors que je retirai ma lame de sa poitrine, en poussant son corps avec mon pied, je regardais la créature basculer en arrière et glisser a plat dos sur la pente, pour finir sa course au fond de cet hostile amas de végétaux. Je l'avais eu. J'avais gagné ce combat et cette folle course poursuite. J'étais de retour sur les terres qui ne voulais plus de moi et qui m'avais poussé a rejoindre l'armé pour faire parti des premières troupes expéditionnaires de l'autre côtés du mur de Merwen. et il fallait a présent que je retourne d'où je venais.

Je jetais un dernier regard a la dépouille de l'horrible monstre que je venais d'occire avant d'ôter mon casque et de grave un trait a l'aide d'un couteau a l'arrière de celui ci. Il fut gravé a côté de six autres traits, tous plus vulgaire les uns que les autres. Une vieille tradition que je m'obligeais a suivre. Sept traits déjà...Mon septième Urulôki...

Alors que j'avais repris ma route en quête d'un point d'eau et surtout en direction d'un village ou je pourrais trouver un cheval et des vivres pour entamer le voyage du retour, mon attention fut capter par les bruits d'une course dans les bois. Mon esprit fatigué me jouait il des tours ? Non J'étais sur que cela était soit une partie de chasse, soit une autre course poursuite. Le bon sens aurait voulu que je ne m'en mêle pas. Mais la curiosité prit le dessus. après de longues minutes de marche, le spectacle que mes yeux m'offraient était inédit. Un loup et une jeune femme venait de traquer un pauvre biche. La loi du plus me fort, me dirais vous. Mais cela avait quelque chose s'intriguant d'autant plus que cette ravissante jeune femme avait une ressemblance plus qu'évidente avec un douloureux souvenir de mon propre parcours. Non ca ne pouvait être elle. Alors que je m'avançais pour améliorer mon angle de vue, une branche craqua dans un bruit sec, et je pu voir deux paires d'yeux se tourner vers moi. J'étais a l'abri de leur regard, mais je savais que le loup m'avait flairé. Autant se rendre immédiatement. Elle n'avait pas l'air d'une elfe...Peut être pourrait elle m'aider...Je quittais l'ombre qu'offrait mon abris de fortune pour m'afficher au grand jour. J'avais les mains légèrement levées, et les bras écarté, signant ainsi mes intentions. Des intentions non hostiles. Je sentais le poids du regard presque inquiétant du loup. Ces animaux étaient imprévisibles, aussi, fallait il que je me montre prudent.

Désolé de vous interrompre. Je pense m'être perdu, et j'avoue que pouvoir m'adresser a quelqu'un d'autre qu'aux elfes me fait plus que plaisir.

Je m'arrêtais a bonne distance, gardant toujours mes mains en évidence. Mon armure de soldat trahissait ma présence ici. Cette zone était peu fréquenté par l'armée. J'espérais secrètement que cette fille n'était pas au courant des activités militaires dans le royaume. Sinon sa curiosité sur ma présence ici, serait piqué au vif, et je n'avais pas envie d'être soumis a un interrogatoire.

Je suis un homme de l'Armée Royale, et je ne vous veux aucun mal. J'ai simplement besoin d'un peu d'aide...

Je retirais mon casque, laissant apparaitre un visage fatigué, couvert de poussière, et rembruni par la famine. Mon faciès n'avait plus rien de celui du séducteur que j'étais avant d'embrassé une vie militaire. Seul mes yeux bleus contrastaient avec ce tableau moribond. Je passais une main dans mes cheveux en tentant de remettre un peu d'ordre dans ce que le casque avait fait.

Je m'appelle Melnik...Et vous ?
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Mer 9 Mar - 23:40

Tynus n'en démordait pas, il y avait bel et bien quelqu'un ici, et s'il ne se décidait pas tout de suite a se montrer il finirait avec des crocs en travers de la gorge. Ery de son côté captait faiblement une odeur de transpiration et de sang.. en clair rien de bien réjouissant. Elle déposa la peau de bête sur le sol et attrapa une de ses dagues, se préparant a une attaque. Tynus aussi était sur le qui vive, fixant avec insistance un bosquet droit devant eux. Au moindre gestes suspect il bondirait... il ne laisserait pas l'occasion a cette "chose" de toucher a Eryllis! Pourtant dans cette forêt il n'y avait jamais eu de danger pour eux. La meute vivait un peu plus profondément dans ce bois, proche de la frontière. Ils connaissaient les elfes de ces lieux et ils n'avaient jamais eu de soucis avec eux. Il faut dire que les loups restaient sur leur territoire et les elfes n'empiétaient pas dessus, chacun chez soi et tout se passait au mieux. Et puis cette odeur là... ne venait pas d'un elfe.

Finalement l'individu se décida enfin a se montrer. Tynus montra les crocs instinctivement, son poil se hérissant sur son dos alors que Ery s'accroupissait derrière lui, une dague a la main. Mais l'homme, car il semblait que s'en était un, ne semblait pas avoir de mauvaises intentions, du moins en apparence. Voila qu'il se présentait a eux les mains levées, sans armes. Eryllis releva un peu la tête, abaissant sa dague avant de pencher la tête sur le côté comme l'aurait fait un animal un peu curieux, se demandant bien qui pouvait être cet inconnu. Tynus ne perdait pas une miette des réactions de l'humain mais il sentait aussi que Ery n'était plus sur le qui vive. De plus l'humain venait de parler mais impossible pour le loup de savoir ce qu'il avait bien pu dire. Il ne parlait pas la langue des hommes mais il reconnaissait certains mots, les plus simples comme "manger", "dormir" ou "chasser". Rien de bien extraordinaire.. mais sur ce coup là il n'avait strictement rien compris.

"Qu'est ce qu'il dit?"

"Heu... j'ai pas tout bien saisit. Je crois qu'il est perdu.. et qu'il aime pas les elfes..."

Tynus grogna un peu plus. La technique du voyageur perdu! A d'autres ouais! Ery se redressa, rangeant sa dague a côté de sa jumelle et passant une main rassurante dans l'épaisse fourrure du loup qui se calma un peu, sans pour autant se montrer des plus sympathique. La jeune fille était un peu intrigué par la tenue de l'inconnu, il faut dire qu'on en voit pas des masses des bonshommes en armures dans le coin. Il faut dire aussi que la jeune fille n'était pas très au courant de ce qui pouvait bien se passer dans son monde. A force de vivre avec des bêtes on en oublie les affaires des hommes, et elle avait déjà bien du mal a apprendre l'essentiel de sa condition d'humaine pour en plus s'occuper des affaires politiques et militaires. Autant dire qu'elle était des plus ignorantes, pour le plus grand bonheur de l'inconnu. Elle ne se posa donc pas plus de questions que ca sur sa venue ici, pour elle se n'était qu'un voyageur égaré qui demandait son chemin.

Elle devait faire un effort considérable pour comprendre ce qu'il disait. Car même si elle avait apprit la langue il y avait encore quelques termes qui lui restaient complètement inconnus. Elle était bien plus a l'aise avec des grognements et des jappements qu'avec des mouvements de langues et des sons qu'il fallait faire naitre du fond de sa gorge. Néanmoins avec un peu de calme et le temps qu'elle remette tout les mots dans l'ordre, elle avait réussit a comprendre le sens de la phrase du nouvel arrivant. D'ailleurs l'homme devait bien voir que la jeune fille peinait un peu a le comprendre.

"Il dit qu'il vient de ... "la met rouaillale"... C'est quoi?"

"Un truc de glandus... Dis lui de se barrer ailleurs!"

"Ty... ca suffit maintenant, il a besoin d'aide."

"Pour crever? Pas de soucis je vais l'aider moi.."

Ery caressa la tête de l'animal et s'avança d'un pas vers l'inconnu qui venait d'ôter son casque. Haaa alors ca se retirait ces trucs là? Il avait tout de suite l'air moins bizarre maintenant, un peu plus humain. Eryllis sourit légèrement quand il se présenta. Là au moins elle avait un peu mieux compris.

"Il dit quoi?"

"Qu'il s'appelle Melnik..."

Fit-elle en donnant une dernière caresse a Tynus en penchant la tête sur le côté. Voila qu'elle allait devoir faire des efforts pour parler dans la langue humaine, chose qui ne lui arrivait pas souvent mais elle devait bien s'entrainer un peu. Voila le moment idéal pour voir si elle faisait des progrès. Elle se mordit un peu la lèvre avant de regarder l'humain nommé Melnik, s'efforcant de faire de son mieux pour être compréhensible dans ses paroles.

"Je suis.. Eryllis."

Fit-elle en langue humaine, fière d'elle... pour trois mots. Oui il en faut peu pour être heureux.

"Et lui c'est Tynus..."

Fit-elle en donnant une caresse sur la tête du loup... qui pour toute réponse, grognant de plus belle en fixant l'inconnu.

"Je ne sais pas .. si on peut vous aider.... Mais... on a de quoi manger si vous voulez... et a boire aussi... et un feu pour la nuit. C'est pas grand chose..."

Fit-elle en haussant les épaules et attendant la réponse a sa proposition.
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Jeu 10 Mar - 3:21

Des grognements ? Cette fille pouvait parler a ce loup ? Non je ne pouvais y croire. Et pourtant. Cela me surprenait certes, mais pas a l'apogée de l'étonnement. Ces dernières années j'avais pu voir des choses tellement...Incroyable, ou plutôt inconcevable. Elle semblait si jeune. Aurait elle pu grandir avec cet animal ? Je préférais laisser ma curiosité de côté pour l'instant et accepter sa proposition. Il m'aurait fallu être fou pour refuser. Rapidement je compris que soit cette fille n'était pas d'ici, soit elle avait de gros problème pour parler notre langue. Et un point de plus pour la théorie de l'évolution au côté de l'animal et coupé du monde.

Enchanté Eryllis...

Un sourire se dessina sur mon visage épuisé par la longue traque que je venais d'officier. J'aurais voulu m'approcher, mais l'attitude du loup avait quelque chose de menaçant. Il semblait protéger la fille, coute que coute. Il valait mieux pour moi que je fasse attention a chacun de mes geste. Pas d'hostilité, ni de geste brusque. Je fis quelque pas en direction de leur position, lentement, tout en gardant mes mains en évidence. Il est vrai que parfois des brigand n'hésitent pas a utiliser la ruse ou d'autre subterfuge pour s'en prendre aux innocents, mais ce n'était pas mon cas. J'étais quelqu'un d'honnête qui rachetais ses péchés du mieux qu'il le pouvait...J'étais a présent a bonne distance pour apercevoir une biche sur le point d'être transformer en un appétissant repas. La pauvre bête, avait encore l'expression de la terreur figé sur son visage. La nature est parfois cruelle, mais lorsqu'il s'agît de manger, il n'existe plus aucune morale.

C'est bien gentil a vous de vouloir partager votre repas. J'accepte volontiers !

Le vent commençait a se lever, faisant chanter les feuilles des arbres au dessus de nos tête. Puis la caresse fraiche de cette douce brise du printemps se fit sentir. J'avais bien l'intention d'en profiter. Sans plus attendre je détachais les sangles de mon armure, de mes jambières et des protections des mes avant bras. Le tout tomba a même le sol, dans un fracas métallique qui aurait fait se retourner dans sa tombe n'importe quel forgeron. Mais je n'en avais que faire. S'était une véritable délivrance. Puis vint le tour de cotte de maille, et des gants, qui furent posé juste a côté de mon bouclier, devant lequel dormais mon épée dans son fourreau. Le plus dur fut d'enlever l'épais gambison qui protégeait ma peau du contact direct de la maille. Il était imbibé de sueur, et ce fut la raison pour laquelle l'ôter fut un véritable calvaire. Une fois chose faite, il finit posé contre le tronc d'un arbre afin de sécher du mieux possible. C'est alors que je me rendit compte que son col était couvert d'un sang sec, qui ne pouvait être que le mien. Je comprenais que le picotement que je sentais depuis plusieurs jours sous ma mâchoire était bel et bien une plaie résultant du contact permanent de mon casque avec ma tête. La plaie était sèche, mais elle restait légèrement douloureuse.

Je finis par m'avancer a quelque pas de la jeune fille, sachant que la bête était sur le point de planter ses crocs acérés dans ma gorge a chaque seconde. Je restait impassible. L'observant avec attention. Mes yeux se perdaient dans les siens. Elle avait son regard, ses traits, sa beauté. Mais elle était bien trop jeune. Cela ne pouvait pas être elle. Et pourtant la ressemblance était plus que frappante. Me rendant compte qu'un silence s'était imposé durant ma contemplation, je détournais le regard, en tentant de cacher ma gêne, lorsqu'il s'arrêta sur l'animal mort et en partie dépecé. L'occasion de relancer la conversation.

Peut être avez vous besoin d'aide pour préparer la viande ?

Un léger silence s'installa. Je sentais bien qu'a son regard, elle ne devait pas comprendre mes paroles. Il fallait que je fasse attention a ne pas l'effrayer.

Vous êtes du pays ? Je veux dire, est ce que vous me comprenez lorsque je vous parle ?

Je montrais du doigt la viande, puis mimait un dépeçage en règle sur ma propre main. Peut être comprendrait elle ou je voulais en venir. Je pris le soins d'articuler chaque moi, en parlant lentement et calmement.

De l'aide ? Pour Manger !

Face a son silence je n'attendais pas plus longtemps. A présent que mon armure était retiré, le vent étais un véritable fléau. Mon corps était trempé de sueur et le froid me gagna rapidement. Sans plus attendre je rassemblait des pierres en un cercle grossier. Un plus loin, un arbre presque mort, laissait a même le sol de nombreux branchages tous plus sec les uns que les autres. Je les ramenais dans le cercle, les positionnant de manière a ce qu'ils forment une petite pyramide. Le tous fut rempli de feuille morte et de branche très fine. Après m'être emparé de deux petit cailloux, je les frappais frénétiquement les uns contre les autres. Après de nombreux essais infructueux, des étincelles jaillirent et le feu naquit. Un ricanement de satisfaction sortit instinctivement de ma gorge. Je tournais la tête vers Eryllis tout en me relevant.

Voila qui est mieux, on sera déjà au chaud avant que ce vent ait raison de nous...

J'allais m'installer face au feu lorsque qu'une envie me traversa l'esprit. Elle avait parlé d'eau. Il était vrai que cela faisait la journée entière que n'avais bu. Il était peut être temps pour moi de penser a me réhydrater. Cela me gênais de mendier ainsi, mais avais-je vraiment le choix.

Vous avez parlé d'eau tout a l'heure ? Pourriez vous m'en offrir une rasade ?
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Jeu 10 Mar - 4:35

L'homme resta un moment immobile avant de se décider a s'avancer un peu vers eux. Au plus grand damne de Tynus qui sentait l'opportunité de lui trancher la jugulaire, disparaitre peu a peu au fur et a mesure que l'individu s'installait avec eux. Il lanca un regard glacial a Eryllis qui lui répondit par un sourire sincère et une caresse tendre entre les deux oreilles. Comment lui en vouloir? Elle ne voyait le mal nul part, elle ne se méfiait pas assez des gens et c'est souvent a cause de ca qu'elle se retrouvait brisée... Il ne laisserait personne la faire souffrir, pas temps qu'il serait en vie. L'amour d'un loup pour une humaine était une chose bien étrange. Autant il savait que la chose était impossible, autant il ne pouvait pas s'en empêcher en se disant qu'un jour peut être Ery abandonnerait sa part d'humanité... et reviendrait vivre dans la meute comme avant, avec lui. Et pour le moment il devait faire en sorte de supporter la présence de cet étrange individu dont il avait déjà oublié le nom d'ailleurs. C'était quoi? Merik? Menelik? Peu importe! Au moindre geste il serait nommé "cadavre!"

Eryllis quand a elle semblait des plus surexcitée. Il faut dire qu'elle n'avait pas souvent l'occasion de croiser des humains en forêt et celui la était bien particulier. Elle pourrait peut être en apprendre un peu plus sur son peuple grace a lui qui sait? Enfin si elle arrivait a formuler correctement ses questions bien sur, ca c'était pas gagné. Il faut bien avouer pourtant qu'elle faisait de gros efforts et que c'est en parlant qu'elle allait s'améliorer. Ca prendrait du temps, sans doutes, mais elle ne perdait pas l'espoir de devenir un jour une humaine a part entière... enfin en quelque sorte. Car elle serait toujours un peu louve dans le fond. On ne peux pas oublier si facilement 20 ans de sa vie passé auprès de la meute, et elle n'oubliais pas que c'était grace a eux qu'elle était encore en vie aujourd'hui!

Elle regarda donc Melnik se débarasser de son armure avec le plus grand intêret, venant s'assoir en tailleur a côté de son feu qui n'était plus constitué que de braises pour fumer les morceaux de viandes. Mais combien y avait-il de couche a cet assemblage étrange? Et ca sonnait bizarrement en plus quand ca tombait au sol. Elle pencha la tête sur le côté en le regardant faire, curieuse, elle n'en perdait pas la moindre miette. C'était possible pour un humain de porter autant de choses sur le dos? Sans doute... il devait être bien costaud. A jugé la manière dont l'armure tombait au sol, ca ne devait pas être bien léger ce genre de choses. Tynus vint se mettre en boule a côté d'Eryllis, ne lachant pas des yeux l'individu en attendant qu'il fasse un faux pas, histoire d'avoir un bon prétexte pour lui arracher un lambeau de peau.

Alors qu' Ery reprenait en main son coutelas de chasse, l'humain, qui c'était débarrassé de tout son équipement, approcha un peu d'elle. Tynus releva la tête dans un grognement mais ne fit rien de plus. Voyant que l'humain ne semblait pas vouloir trancher la tête de sa petite protégée. Cependant pour Eryllis c'était bien étrange que cet homme la regarde de cette façon. Elle avait relevé les yeux vers lui pour soutenir son regard et l'observer en silence, se demandant ce qu'il avait a la dévisager comme ca. C'était peut être une coutume humaine qu'elle ignorait... Toujours est-il qu'il resta un bon moment ainsi a la fixer, Eryllis gardant le silence puisqu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait dire ou faire dans ce genre de cas.. mais ca devenait un peu génant. Est-ce qu'il attendait quelque chose? Finalement il se recula un peu, visiblement géné lui aussi. Ery pencha la tête sur le côté, demandant silencieusement si tout allait pour le mieux.. mais pour toutes réponses elle eut une autre question de sa part. Question qu'elle ne comprit pas d'ailleurs.

Elle du faire une drole de tête car l'humain semblait avoir rapidement comprit qu'elle n'avait rien saisit a ce qu'il avait dit. Tynus jappa cyniquement, une sorte de rire chez lui car il se moquait ouvertement de l'humain. Même pas foutu de se faire comprendre, franchement! Lui il était peut être un loup mais au moins quand il parlait a la rôdeuse, elle le comprenait! Il se remit en boule, posant sa tête sur ses pattes sans pour autant fermer les yeux... faudrait être fou pour quitter des yeux un être aussi étrange!

Eryllis gardait toujours le silence. En fait elle avait bien comprit ce que l'homme avait dit, il lui fallait juste un peu de temps pour se rappeler la signification de certains mots mais elle avait maintenant bien comprit ce qu'il demandait. Cependant... par plaisir de le voir essayer de se faire comprendre ou simplement parce qu'elle aimait prendre son temps pour les choses, elle ne dit rien, le laissant s'imaginer qu'elle était la dernière des abruties. Voyant qu'il avait abandonné, elle l'observa faire son feu de camp. Il faut bien avouer que le sien n'était pas des efficaces pour réchauffer la peau... mais c'était exactement ce qu'il fallait pour fumer la viande: des braises fumantes! Elle esquissa un sourire en voyant que le feu de Melnik était bien plus efficace que le sien et hocha la tête a sa demande.

Elle attrapa un petit sac en peau tannée et fouilla dans son barda, qui rassemblait quelques morceaux de peaux de lapins, des os taillé et deux trois outils nécessaires a la fabrication de ses flèches. Elle attrapa enfin une gourde de bonne taille, rempli d'eau qu'elle avait rempli un peu plus tôt dans la journée et qu'elle n'avait pas bu, autant dire qu'elle était encore pleine. Elle la tendit avec le sourire a l'humain avant d'attraper la biche, taillant de nouveau de long morceau de chair dans ce qui restait de la carcasse.

"Je comprends... quand vous parlez. Mais... j'ai encore du mal avec votre langue. Si vous ne dites pas... de mots trop... difficiles... je comprendrais."

Fit-elle sans le regarder, occupée a bien tailler des morceaux de viande pour l'homme. Quand elle en eut trancher suffisament, elle les tendit a l'humain en souriant.

"Je crois... que vous préférez la manger cuite c'est ca? "


Fit-elle finalement en attendant qu'il ne les prenne. Il n'aurait qu'a les faire cuir sur son feu, pour sa part Eryllis n'aimait pas trop s'en approcher. La chaleur était peut être agréable mais elle était habituée a dormir a la belle étoile sans artifices, bien au chaud dans la fourrure de Tynus.

"On vit dans cette forêt... enfin un peu plus au Nord... avec la meute. Nous sommes en ... heu... "

Elle chercha un moment son mot avant de sourire.

"Voyage!"

Fit-elle fière d'elle avant de regarder de nouveau l'humain, pencha sa tête sur le côté.

"Et.. vous venez d'où? C'est quoi tout ca?"

Demanda-t-elle en montrant l'armure du guerrier d'un geste de la main.
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Jeu 10 Mar - 7:46

j'attrapais l'eau que m'offrais la jeune fille. Je ne m'accordais d'une
brève gorgée et tendit la gourde a la jeune femme. Je ne voulais pas
abuser de son hospitalité. Je posais ensuite la viande sur le feu et
souriait a la jeune femme. Sa question et son intérêt pour moi me
perturbèrent un court instant. Je ne pouvais lui dire qui j'étais. Mais
je pouvais lui mentir, comme je pouvais être honnête. Et pour ce coup
j'optais pour l'honnêteté. Je montrais d'un signe de tête mon équipement
militaire.

Tout ca ? Hé bien, c'est ma protection. Je suis un soldat de l'armée Royale. Je sers le Roi depuis presque sept ans maintenant.

Déjà sept ans ? Sept ans coupé du monde, a ne pas savoir ce qui se passe
sur les terres que je défends. Cela faisait sept ans que je n'avais pas
mis les pieds sur les terres qui m'avaient vu naitre.

C'est grâce a cela que j'ai survécu durant toutes
ces années de l'autre côté du mur de Merwen, a combattre les ennemis de
notre Roi.


Je voyais son air perplexe.

Le mur de Merwen ,est une immense muraille, tout au
Sud du Royaume. C'est le Roi Merwen, il y a quatre générations de cela
qui l'a fait construire pour empêcher les armée de l'Empereur Noir de
venir attaquer les villes les plus au Sud.


Tout en expliquant et en continuant mon récit, je retournais la viande
au dessus de mon feu. L'un des côté était juste a point, et donnait un
côté extrêmement appétissant a ce met, que j'allais avaler d'un bouchée.
Eryllis était très silencieuse. Elle semblait captivé par cette
histoire.

Je suis venu jusqu'ici car je poursuivait un
Urulôki. Une créature très laide, qui combat au nom de l'Empereur Noir.
Il s'est infiltré par les montagnes jusque dans nos terre, et je le
poursuit depuis maintenant treize jours.


Je m'arrêtais une seconde, souriant avant de reprendre.

Mais il est mort ! Je l'ai tué dans cette forêt juste avant de vous rencontrer.

Le hululement d'une chouette capta mon attention une seconde. L'animal
était tout proche, mais lui nuit qui tombait, m'empêchait de la
distinguer dans les épais branchage.

Maintenant il me faut retourner au Sud le plus
rapidement possible, pour éviter que d'autre puisse venir dans le
royaume. Malheureusement je ne peut compter sur moi même. Je ne peux me
montrer a personne, car je suis censé être mort, et si le Roi apprenait
que je suis toujours en vie. Je serais condamné a mort.


Un léger silence s'installa. Peut être avait elle peur de ce que je venais de lui dire.

Soyez sans craintes, je ne suis pas un
criminel...Enfin je ne le suis plus. C'est d'ailleurs parce que je l'ai
été que je suis soldat.


Je lui souriait amicalement, pour tenter de lui faire comprendre que
j'étais un homme juste. Mais j'étais lancé, et il fallait que je lui
explique toute l'histoire pour qu'elle comprenne. S'était ma confession.

Il y a sept ans, j'ai été accusé d'assassiner un
ami. S'était un ami d'enfance, qui avait eu l'amour d'une fille sublime,
que j'aimais de mon coeur. Il avait trouvé la mort lors d'un accident
de chasse, mais notre situation parfois conflictuelle, m'a valu d'être
jugé coupable. J'ai donc était condamné a mort. Deux choix s'offrait. la
pendaison, ou l'armée, pour servir dans un corps spécial, qui serait le
premier a explorer le Royaume sombre depuis la création du mur.
malheureusement, mon bataillon qui compait beaucoup d'homme comme
moi...Des criminels, fut complètement éradiqué par les forces ennemi. Je
suis aujourd'hui le dernier survivant, et je suis présumé mort. Voila
pourquoi je ne peux me tourner vers l'armée pour demander de l'aide....


Un long soupir m'échappais, alors que je m'emparais de la viande et que
je commençais a la dévorer. Elle était très bonne. Cela me procurait un
bien être fou. De la viande chaude, de l'eau, et un peu de repos. Quoi
de plus banal, mais quoi de mieux pour un homme comme moi ?

Voila, vous savez qui je suis...

Un léger sourire accompagna cette déclaration.

Et vous ? Vous dites voyager...Ou vous rendez vous ?
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Jeu 10 Mar - 22:47

Qui aurait cru que deux toutes petites questions, demanderaient une réponse aussi longue et compliquée? Certainement pas Eryllis. Et pourtant la jeune fille ne semblait pas regretter au contraire, c'était tellement rare qu'elle ai l'occasion de parler avec quelqu'un de sa race qu'elle ne se plaignait pas. Evidemment elle avait un peu de mal a le suivre, il parlait vite et certains mots lui était inconnu mais elle faisait un effort au moins pour comprendre le sens générale de la phrase. Pour ne pas se laisser démoraliser elle attrapa un morceau de viande crue qu'elle mangea tel quel. Pas question pour elle de faire cuire de la viande, elle avait toujours du mal a s'y faire. Elle espérait juste que ca ne choquerais pas trop leur invité, alors qu'elle croquait a pleine dent dans la chaire sanguinolente, se barbouillant le menton et les lèvres de sang.

A ses côté Tynus était toujours en boule, il avait posé sa tête sur ses pattes avant et se tenait immobile, les yeux clos. Seulement se serait une erreur de croire qu'il était endormi, bien au contraire, il était aux aguets. Non seulement il faisait attention a ce que l'humain pouvait faire mais en plus il entendait ce qui se passait dans les environs, on est jamais a l'abri d'une attaque sournoise. D'un autre côté il n'avait pas besoin de garder le yeux ouverts, avec la pénombre, même si sa visions restait acceptable, elle était nettement moins bonne et ca le fatiguerais pour peu de choses. Rajoutons a cela la fatigue de la marche et de la partie de chasse et en plus la digestion après un bon repas, on comprendra aisément que le loup n'est pas envie de se montrer trop actif pour le moment..; sans pour autant se laisser aller au sommeil.

Eryllis de son côté avait bien du mal a suivre la discussion de l'humain. Il parlait de tout un tas de gens, de tout un tas de choses, qui étaient inconnue a la jeune fille, jusqu'a leur existence. Un "Roi", un mur de "Merwen", des "Uruloki" et un "Empereur" noir. C'était un beau charabia tout ca. Il aurait très bien pu lui dire qu'il était un tueur en série qu'elle n'aurait strictement rien compris a la chose. Néanmoins elle était curieuse et avide de savoir concernant ce peuple qu'elle avait longtemps ignoré. Elle voulait vraiment apprendre, et essayer de les comprendre même s'il faut bien avouer qu'ils étaient vraiment compliqués parfois. Elle ne comprenait pas la moitié de leurs actions, elle regrettait même parfois d'être de cette espèce... et puis a d'autres moment ils arrivaient a la surprendre, a l'émerveiller, lui faisant penser que finalement la race des hommes n'était pas encore perdue. Pour combien de temps encore arriveraient-ils a trouvé pénitence dans l'esprit de la jeune fille? Combien de temps allait-elle croire que son peuple avait quelque chose a lui apprendre?

Elle pencha un peu la tête sur le côté, comprenant un peu mieux la discussion, comme si son cerveau avait eu besoin d'un temps d'adaptation pour passer de la "louve" a "l'humaine". C'était encore laborieux mais elle avait plus d'assurance et elle semblait mieux comprendre les phrases bien que certains mots lui pose problème. Elle avait bien comprit que l'humain venait de finir une sanglante mission mais ca ne la gêna pas plus que ca. La vie la mort, tout ca... c'était bien au dessus d'elle. Le bien le mal, ce n'est qu'une question de point d evue au final, non? Suivant comment on voit les choses. Pour le moment elle découvrait les choses, et plus précisement elle découvrait le monde a travers le récit de Melnik. Les humains étaient bien cruels entre eux. Elle avait souvent entendu parler de cette chose qu'ils nommaient "amour" mais elle en gardait une notion bien vague. Elle savait que c'était une chose agréable mais elle avait l'impression que c'était tout le contraire en entendant le récit de l'humain en face d'elle. Son "amour" l'avait conduit bien loin du bonheur qu'elle s'imaginait... c'était a en perdre la tête ce genre d'histoires.

Néanmoins elle ne dit rien, continuant de le regarder, ses lèvres barbouillées de sang qu'elle essuya d'un revers de la main en continuant de le fixer de son regard bleuté. Impassible, elle essayait de comprendre non pas des mots mais ce qu'il pouvait bien ressentir. Elle avait compris sa situation... mais elle se demandait ce qui pouvait pousser un homme a risquer sa vie pour un peuple qui le rejetait. Peut être la même chose qui l'avait poussé a risquer la sienne sur les routes pour un peuple qui l'ignorait complètement... qui sait. Elle esquissa un léger sourire en voyant que l'homme avait terminé. Pas un sourire de pitié, ni même compatissant, juste un simple sourire sans pensées derrière. Le genre de sourire qu'on donne aux gens juste en espérant qu'ils souriront a leur tour, juste pour le plaisir de le faire. C'est tout ce qu'elle avait a lui offrir. Elle avait beau avoir une vingtaine d'années, elle était novice dans ce monde et donc pas très douée pour donner des conseils aux gens.

"Chez les loups... on dit qu'on connait quelqu'un qu'une fois qu'on a croisé son regard... pas avec des mots... pas avec des odeurs... juste avec les yeux."

Fit-elle en penchant la tête sur le côté avant de réfléchir un peu a la question de l'humain. Son voyage? Ou elle allait? Rien de plus simple!

"Je ne sais pas... "

Fit-elle simplement avant de se rendre compte que pour les humains ce genre de réponses claires et concises demandaient quelques explications.

"On recherche mes origines... mes parents.... mais comme ca va être difficile, j'essais de vous comprendre..."

Fit-elle en souriant légèrement.

"De comprendre un peu les humains... mais c'est encore plus difficile je crois. Les humains ils sont... compliqués."
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Ven 11 Mar - 1:40

[ PAs du tout d'inspiration, vraiment désolé, je ferai mieux au prochain...]

Comprendre les humains ?


J'émis un petit rire nerveux. En voila une drôle d'idée. Qui pouvait nous comprendre. Comprendre notre quotidien. Seul un idéaliste croisé a un utopiste pouvait encore croire en le genre humain. Le Roi Azhraël II était un véritable tyran. Il poussait les hommes a s'entre tuer, prétextant toujours le bien être des siens. Un combat pour la paix. Un combat pour un avenir solide, et un royaume indestructible. Mais un combat restait toujours l'affrontement de deux esprits, de deux idées, chacun justifiant la légitimité de sa cause. Qu'il soit question de terres, d'argent, ou de femme. J'étais d'ailleurs bien placé pour le savoir...

Je penses que vous n'aurez pas assez d'une vie pour comprendre notre peuple...

Je m'arrêtais un court instant, remarquant mon interlocutrice semblait toute captivé par mon récit. Cette jeune fille était vraiment intrigante, mais pour mon premier contact avec un habitant du royaume, je n'allais pas me plaindre...

Pour la plupart des nôtres, il faut choisir entre une vie modeste, et sans histoire, ou une vie un peu plus aisée, qui consiste a combattre et a tuer nos semblables. Les tuer au nom des Dieux, des Rois, ou d'autres choses complètement futiles...

Cette laissa monter en moi une vague de rage. Si seulement je pouvais retrouver l'innocence dont cette fille faisait preuve. Tout serait si simple. Tout serait tellement plus facile. Tellement plus pur. Mais il n'en était rien. J'étais un soldat, un meurtrier, et cela ne changerait que lorsque je sentirais le métal s'enfoncer dans ma chaire et m'arracher la vie. Je chassais toutes ces pensées et offrais un sourire a Eryllis.

Il ne me reste donc plus qu'a continuer ma vie pour l'armée et continuer a protéger mon royaume pour expier mes fautes...

Je craquais nerveusement mes doigts avant de m'étirer. Mes muscles étaient tous très douloureux et très tendus. Certains étaient même contractés depuis plusieurs jour. J'allais avoir un peu de temps devant moi pour me remettre en condition avant de reprendre mon combat.

Peut être pourrais-je vous venir en aide si vous voyagez vers le Sud. Nous pourrions faire un bout du chemin ensemble, non ?
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Ven 11 Mar - 1:48

Alors que la discussion battait son plein, un elfe embusqué dans un arbre, décocha une flèche. Il prit la fuite immédiatement voyant que la flèche était fiché dans la cuisse de l'homme
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Ven 11 Mar - 2:18

Melnik ne semblait pas la comprendre. Il ne semblait pas comprendre ses motivations, il faut dire qu'elle même avait du mal a se comprendre parfois. Quelque fois, en voyant les humains, ce qu'ils faisaient de leur vie ou de la vie des autres, elle en venait a songer qu'il serait préférable de les oublier tous autant qu'ils sont et de rester auprès de sa véritable famille, la meute du Nord. Mais si elle faisait ca, elle resterait juste "l'humaine", El Haïn, sans vraiment savoir ce que ca voulait dire. Elle ne resterait que la moitié d'elle même, une demi louve et une demi... ombre. Elle voulait vraiment devenir quelqu'un de bien, quelqu'un de complet, avec une histoire, un passé et des origines. Ery ne souhaitait pas devenir une humaine a part entière, son peuple lui faisait peur quelque fois, elle voulait juste être capable de les comprendre, juste un peu, pour se comprendre elle même. Car qu'elle le veuille ou non, elle était humaine, dans ses gènes il y avait les mêmes faiblesses, les mêmes peurs que celles de Melnik. Qu'elle le veuille ou non, elle ne serait jamais une louve a part entière.. mais elle ferait son nécessaire pour trouver son équilibre.

Alors elle fut un peu surprise de la réaction de l'humain. Il semblait lui même ne pas comprendre son peuple et pourtant il était humain a part entière lui. Si même lui n'arrivait pas a croire en son propre peuple, comment le pourrait-elle? Peut être parce que justement elle ne l'était pas complètement, parce qu'elle découvrait les choses petit a petit. Si elle portait sur le monde un regard neutre et sans haine, peut être qu'elle y arriverait. Sans juger personne, juste en écoutant et en apprenant, petit a petit ca se ferait tout seul. C'est ce qu'elle pensait en tout cas. Comme un rêve, voila qu'elle se surprenait a rêver tout éveillée maintenant. Elle esquissa un léger sourire en voyant que l'humain poursuivait de plus belle la discussion.

Une vie modeste ou une vie de combat? C'était ca le seul choix de la vie des humains? Enfin c'était toujours un peu mieux que chez les loups, eux au moins ils avaient le choix. Dans la meute il n'y en avait pas. Les plus forts et les plus agiles devenaient des chasseurs, les plus faibles restaient avec les plus jeunes et s'occupaient des malades. Rien de bien passionnant hin? Et pourtant Ery ne s'en était jamais plaind, peut être parce qu'elle n'avait jamais connu autre chose. Elle pencha un peu la tête sur le côté en continuant de regarder l'humain avant de détourner le regard pour lui couper un autre gros morceau de viande qu'elle lui tendit.

"Pourquoi... les humains doivent vivre pour les autres? ... Ils ne peuvent pas... vivre pour eux?"

Demanda-t-elle. Elle ne comprenait pas la position de Melnik de vivre ainsi pour un "Roi" qui ne savait même pas qu'il était encore en vie. C'était étrange... pas incompréhensible.. mais étrange. Elle sourit un peu plus quand l'humain lui proposa de faire un bout de chemin avec eux. Après tout pourquoi pas?

"Oui... ca serait bien... Ca m'entrainerais a parler... votre langue."

Fit-elle en riant un peu. Heureusement que Tynus ne comprenait pas sinon il se serait suicidé! Que Ery invite un étranger a manger avec eux et a partager un feu pour la nuit ca passait encore... mais si en plus il devait se coltiner l'humain pour le reste du voyage... il allait finir fou! Enfin pour le moment le loup était sur le qui vive. Sur sa tête ses oreilles venaient de se redresser et il avait ouvert les yeux tout en restant immobile. Une odeur... familière. Il ne s'en inquiéta pas plus que ca.. il devait y avoir ... oui c'est ca un elfe. Maias les loups n'ont jamais eu de soucis avec les elfes, c'est sans doute pour ca que Tynus ne semblait pas plus inquiet que cela face a la présence d'un sylvain dans les parages.

Néanmoins quand il entendit le bruit d'une corde qui se tend... il bondit. Ery eut le temps de se décaller sur le côté quand la flèche fusa mais heureusement ce n'était pas elle qui était visée. Elle attrapa sa dague au passage et se mit accroupi, dans une position proche d'une louve a l'affut, restant immobile. Tynus était déjà partit, il avait fallu peu de temps au loup pour se mettre debout et filer a travers le bois a la recherche de l'attaquant. La jeune fille n'était pas inquiète... Tynus finirait par revenir, il revenait toujours. Mais il n'appréciait vraiment de se faire réveiller par une flèche qui fuse a deux doigts de sa protégé.

La jeune fille huma l'air, reniflant un peu partout avant de se mettre debout, gardant sa dague en main. Personne... Elle jeta un regard a l'humain et constata qu'il avait la flèche plantée dans sa cuisse. Elle grimaca un peu, ca devait être douloureux ca, mais elle ne sembla pas plus inquiète que ca, venant se mettre accroupi a côté du feu.

"Ca va... un elfe... il ne vous aime pas apparement. Tynus va revenir...mais il faut vous soigner...Il va peut être y en avoir d'autres.. plus tard."
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Ven 11 Mar - 3:32

Le sifflement fut strident. Alors que je posais la viande sur le feu, le métal s'enfonça dans ma cuisse gauche, 'arrachant un juron et un cri de rage. Pas de douleur...Simplement de la colère. La puissance de l'impact m'avait cloué au sol. Les flèches des elfes étaient particulièrement pénétrantes, et je savais qu'elle n'occasionnaient pas de dégâts superflus. Ma blessure serait donc moins grave que si elle avait été causé par un arc humain. La tête avait traversé ma cuisse. Je rampais sur les fesses me trainant a l'abri d'un tronc d'arbre abattu.

La jeune fille n'avait pas tord, il fallait que je soigne cela au plus vite, et pour avoir écumé plus de champs de bataille que de temple pour prier, je savais pertinemment comment se genre de blessure se soignait. Il fallait pousser la flèche pour lui faire continuer sa trajectoire. La retirer pouvait être encore pire. Le procédé était douloureux, mais
nécessaire pour une meilleure guérison. La transpiration perlait déjà sur mon front, encore crasseux de ma longue expédition. Je respirait rapidement, marquant de grande inspiration et de bruyante expiration. après en avoir répété trois, tout en décomptant dans ma temps, je cassais d'un geste la partie arrière de la flèche avant de grimacer de douleur. Ma main était déjà couverte de sang. Pourvu que cela ne donne pas a ce loup un prétexte pour me bouffer. L'adrénaline venait de redescendre et je sentais la douleur qui émergeait de ma blessure. Saloperie d'Elfe. Pourquoi avait il fallu qu'il m'attaque. Tout en maudissant ces créatures des bois, je retirait l'autre partie de la flèche d'un coup sec.

Je me laissais tomber sur le dos, encore plus fatigué par cette opération de fortune, que par mon long périple. Je déchirais un morceau de ma chaisne pour le nouer sur la plaie qui saignait assez abondamment. Une fois mon pansement improvisé réalisé, je me rapprochais de mon équipement toujours en me trainant au sol. J'attrapais alors mon bouclier et mon fauchon, me tenant prêt a en découdre du mieux que je le pourrais avec le prochain agresseur qui tenterai de s'approcher...Encore fallait il que les elfes ai le courage de venir au contact. Quelle espèce faible faisait il.

En effet les elfes n'aime pas trop nos soldats...Cela remonte a près de dix ans. Quand le prince Slorak a conquit les territoires barbares au nom de son père le Roi. Ce dernier a fait Annexer le royaume des elfes, en les menaçant avec notre armée. Ils n'ont pas eu le choix, et depuis ils mettent a mort chaque soldat dès qu'ils le peuvent...


J'observais les environs a la recherche d'un bruit, d'une image, d'une ombre. Rien, pas même le hurlement du loup, ou celui de l'elfe. Ce silence devenait presque malsain. La jeune fille semblait prêt a en découdre elle aussi. Elle avait une assurance presque déconcertante. Savait elle se battre ? Je n'en savais rien, mais je ne voulais pas prendre ce risque.

Dès que votre loup reviendra, nous quitterons cette forêt et mettrons le cap sur Elbereth, la capital. Un peu au nord de celle ci, ce trouve un petite village. J'y ai un vieil ami. Un grand érudit. Un savant ! Il pourra soigna ma jambe, et je suis certain qu'il se ferait un plaisir de parler notre langue avec vous.

Je tournais me tête vers la jeune femme orientant mon bouclier vers elle. Si jamais une flèche venait a être décocher en sa direction, elle serait protégée si elle ne bougeait pas.

C'est a trois jours de marche, vers le Sud. Si cela vous intéresse, je veux bien me porter garant de votre sécurité sur la route.

Elle allait surement trouver cela étrange. Un soldat boiteux, qui se portait volontaire pour faire un morceau de chemin avec elle, tout en se proposant de la protéger. Mais après tout n'avais-je pas été mis sur sa route par le destin ?
N'étais-je pas arrivé ici avec l'intention de faire quelque chose de bien dans ma vie. Pour une fois, essayer de faire quelque chose de bien.

...

Le silence était de plus en plus pesant. Le vent avait cessé. Le bruissement des feuilles avait cessé. La forêt semblait endormie, ou alors, semblait nous observer. Cette univers sombre en pleine nuit devenait angoissant. Je n'avais jamais vraiment aimé les forêt, même étant enfant. Ces endroits coupés du monde, emplis de créatures étranges, et parfois sanguinaires. Même le royaume sombre n'avait pas cette atmosphère, dont la sensation d'étouffement se dégageait. Je tapotais nerveusement le tranchant de ma lame sur le côté de mon bouclier. Un tintement de métal résonnait alors. Il était très faible, mais régulier. Il accélérait a mesure que mon coeur s'emballait. Et dire que quelque secondes avant j'étais sur le point de me régaler d'une autre pièce de viande. Quelle injustice. D'un rapide coup d'oeil je regardais mon pansement. La tache sombre qui grandissait au centre minute après minute n'avait rien de bon. Une désagréable sensation de soif commençait a naitre en moi. Je savais très bien ce que cela voulait dire. Je devais mettre les voiles d'ici au plus vite...Et trouver un guérisseur.
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Ven 11 Mar - 4:08

Tynus mettait trop de temps a revenir. En général il partait pour éloigner l'agresseur avant de revenir auprès d'elle, il ne la laissait jamais seule plus de quelques minutes, une dizaine tout au plus. Eryllis restait accroupi a côté du feu, reniflant l'air ambiant, le visage légèrement relevé vers le ciel, ses oreilles aux aguets. Sa vue était moins efficace en pleine nuit mais elle scrutait tout de même l'obscurité a la recherche d'un mouvement familier, cherchant avec espoir la fourrure argenté sombre de son ami. Elle ne s'inquiétait pas plus que ca, le loup était libre et il savait ce qu'il faisait, elle avait complètement confiance en lui. Il lui avait fait une promesse il y a longtemps... il ne partirait pas sans elle. Alors elle resta calme, il reviendrait comme a chaque fois, parce qu'il ne pouvait pas en être autrement a ses yeux.

Elle soupira doucement après s'être assuré qu'ils étaient seuls tout les deux, elle et l'humain blessé. Il c'était occupé de sortir la flèche, Ery l'avait regardé faire sans rien dire. L'odeur du sang effleurait un peu ses narines et lui donnait faim... mais elle secoua un peu la tête, pas question de bouffer un humain voyons, elle savait encore se contrôler quand même. Elle garda sa position, prête a prendre la fuite quand se serait necessaire. Courageuse mais pas téméraire n'est ce pas? Tynus était le protecteur, pour sa part Eryllis avait la lourde tache de rester en vie quoi qu'il arrive, quitte a fuir s'il le fallait. Pas parce qu'elle avait peur de mourir, non, elle avait même un peu de mal a savoir ce que c'était que la Mort, mais simplement parce qu'elle avait fait la promesse de revenir auprès du clan. Rien que pour ca elle ferait de son mieux pour ne pas tomber!

"Tynus..."

Corrigea-t-elle sans regarder l'humain avant de tourner son regard vers lui, souriant un peu.

"Pas... mon loup... mais Tynus... Il ne m'appartient pas..."

Fit-elle avant de regarder la cuisse ensanglantée de l'humain. Il avait mit un morceau de tissus sur la plaie.. mais si elle, elle pouvait déjà sentir l'odeur de son sang, les bêtes sauvages du coin le devait aussi. Il puait le sang sur des kilomètres. Au moins, Tynus n'aurait pas de mal a les retrouver avec cette odeur. Elle détourna les yeux et fouilla dans son petit sac en peau et en sortit quelques écorces.

"Venez ici a côté de moi... retirez votre.. heu... "

Ne trouvant pas le mot elle désigna le pansement de fortune que l'humain avait fait sur sa plaie. En attendant elle prit quelques morceaux d'écorces et se fit a les mâcher, soupirant un peu en attendant toujours que Tynus ne revienne. Décidément le loup prenait son temps... ca en devenait un peu inquiétant tout de même. Mais elle se rassura un peu en entendant un hurlement déchirer le silence de la nuit. Un hurlement de loup. Eryllis fronca les sourcils en tendant l'oreille alors que le hurlement se répétait... et puis de nouveau se fut le silence.

"D'accord...Il nous dit de partir sans lui, il nous rattrapera plus tard...Il assure nos arrières."

Fit-elle en regardant l'humain et en souriant.

"Mais avant... on va attenuer un peu cette odeur de sang... sinon on aura les carnivores aux trousses."

Fit-elle en recrachant dans sa main les écorces mâchées qui donnait maintenant une épaisse de pâte sombre sentant la résine de pin. Elle observa un peu la plaie de l'humain avant de venir la nettoyer comme elle le faisait d'habitude. C'est a dire a coup de langues, aspirant un peu de mauvais sang pour le recracher. C'est une fois la plaie propre qu'elle il appliqua les écorces, dans des gestes lents et minutieux. Quand se fut fait elle remit le bandage de fortune sur la plaie avant de se lever. Elle avait ca dans le calme le plus total, comme si elle en avait l'habitude, ne prononçant aucuns mots. Elle s'essuya les lèvres d'un revers de la main pour en ôter le sang.

"Ca ne saigneras plus...Allons y...nous avons trois jours de marche devant nous!"

Fit-elle en souriant, acceptant de ce fait la proposition de l'humain de faire un bout de chemin avec lui. Elle rassembla ses affaires, laissa sur place la carcasse de la biche mais prenant tout de même les morceaux de viandes séchés sur les braises et la peau tannée. Elle mis tout ca dans son petit sac en peau et vérifia n'avoir rien oublié. Quand se fut fait elle mit ses mains ouvertes a côté de ses lèvres, en guise de porte voix et hurla longuement, indiquant ainsi a Tynus qu'ils partaient et dans quelle direction.

"Vous.. arrivez a marcher?"
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Sam 12 Mar - 6:06

Je me laissais ôter mon bandage, tout en observant Eryllis. Elle semblait savoir ce qu'elle faisait. Était-elle experte dans le domaine de la guérison ? Mais surtout, ou avait elle apprit cet art, qui même pour certain grand érudit, présentait de nombreuses inconnues et impuissances face a certaines blessures ou certaines maladies. Néanmoins sa méthode me surpris. Lorsqu'elle se mit a passer sa langue sur la plaie, une représentation de cannibalisme me frappa l'esprit. Malgré cela, son action fut efficace, dès lors qu'elle appliqua la texture qu'elle avait mâché. Le bandage refait, je me relevais difficilement, en poussant un léger râle. Je regardais le bandage tout en faisant quelque pas. Il tenait, et ne semblait pas glisser.

Une véritable spécialiste.

Lançais-je en souriant a la jeune fille, en opinant du chef en guise de gratitude.

Ca devrait faire l'affaire...Merci beaucoup !

Je me ruais rapidement vers mon équipement; Je ne pouvais pas l'abandonner ici. Certes ma blessure serait une fardeau avec une tenue de ce poids là, mais je me devais de le prendre. S'était vital. J'enfilais le tout rapidement, sans masquer la souffrance qui irradiait tout mon corps a chaque mouvement et chaque appui sur ma cuisse blessé. Mon handicap était évident, et il allait me falloir trouver rapidement une monture. Une fois équipé, je retrouvais mon allure de soldat. Un soldat boiteux, mais un soldat. Mes mains s'emparèrent de mon casque, et le posèrent sur ma tête J'attachais mon bouclier a mon avant bras gauche, je coinçais ma lame entre celui ci et l'épais bouclier. De mon autre main, j'attrapais un long bâton dont je me servirais comme bâton de marche.

Bien, nous devrions y aller. J'espère que...Tynus, suivra...

Je sentais le poids du silence devenir de plus en plus lourd et malsain. D'autres elfes allaient s'approcher. Il fallait gagner la lisière Sud le plus rapidement possible. L'anxiété me gagnais. Je sentais mon coeur tambouriner dans ma poitrine, et ma respiration s'accélérer.

Ne traînons pas ici...Allons...vite !

[Pour ma part c 'est bon, si tu veux on peut soit terminer de suite, et tu réponds en ouvrant un autre poste ailleurs, soit on continu encore un peu dans la forêt...A toi de voir ]
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MessageSujet: Re: Un dernier souffle de vent (Melnik)   Dim 17 Avr - 1:16

Sans réponse depuis un mois, je pense que je peux clore ce topic (si ce n'est pas le cas, prévenez-moi)

Melnik : 42 xP

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Eryllis : 43 xP


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